Pour la nouvelle année, certains font des résolutions. Moi j’ai fait une « to do list » des expos photos que je ne veux pas manquer. La majorité de mes choix sont à Paris par commodité. Mais si vous avez des idées pour des expos qui ont lieu ailleurs, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires. Vous êtes rares à en laisser mais c’est toujours un vrai plaisir de vous lire.

Voyage dans l’ancienne Russie, musée Zadkine – Paris, jusqu’au 11 mai 2014

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La Russie va être au cœur de l’actualité avec les JO de Sotchi. Voici donc une expo qui permet de se détacher de l’actu tout en restant en Russie. Elle présente les clichés d’un pionner Sergueï Mikhaïlovitch Procoudine-Gorsky (1863-1944). Sa technique de prises de vues restitue les couleurs avec beaucoup de précisions. Les photos présentées sont prises lors de ses nombreux voyages.

> Le site du musée Zadkine

Raymond Depardon, Un moment si doux, Grand Palais – Paris, jusqu’au 10 février 2014

« Disons que, au départ, comme beaucoup de photographes de ma génération, une bonne photo, c’était en noir et blanc (…) Puis, tout doucement, c’est avec ma série sur la France que je me suis aperçu qu’avec la couleur, j’allais vers autre chose« , expliquait Raymond Depardon à L’Oeil de la photographie. Cette exposition au Grand Palais montre en effet les images du photographe -très connu pour son rapport au Noir et Blanc- sous l’angle de la couleur.

> Le site du Grand Palais

Black and White, Galerie Magda Danysz – Paris, jusqu’au 8 février 2014

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Ce ne sont pas des photographes mais des street artistes qui sont ici convoqués : YZ, JonOne et Nicolas Buffe. Le travail de la plasticienne YZ sur les lieux, la ville, la mémoire, les femmes me parle depuis très longtemps d’où le choix de cette expo.

> Le site de la galerie

Vivian Maier, Château de Tours, jusqu’au 1er juin

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Elle était nounou, vécu dans une certaine modestie et mourut dans l’anonymat le plus complet. Et pourtant Vivian Maier, nurse dans de riches familles de New York et de Chicago, est au cœur d’une histoire inédite. Celle qui possédait un regard incroyable et un Rolleiflex qui a permis à son regard de s’exprimer n’a jamais montré ses photos à personne. C’est un jeune agent immobilier de Chicago qui exhume le trésor en 2007.

PONTE CITY, Le Bal, jusqu’au 20 avril

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Symbole de la prospérité de Johannesburg au temps de l’apartheid et de la domination blanche, puis de l’effondrement du centre-ville dans les années quatre-vingt-dix et enfin du renouveau multi-ethnique en ce début de XXIe siècle, la tour Ponte City incarne depuis 1975 les aspirations et les failles de la société sud-africaine. Pendant cinq ans, Mikhael Subotzky et Patrick Waterhouse ont mené une enquête sur les visages multiples et parfois contradictoires de la tour.

> le site du Bal

America latina 1960-2013, Fondation Cartier, jusqu’au 6 avril

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L’exposition offre une perspective nouvelle sur la photographie latino-américaine de 1960 à nos jours, à travers le prisme de la relation entre texte et image photographique. Elle rassemble 70 artistes de 11 pays différents.

> Le site de la fondation Cartier

David Lynch – Small stories, MEP, jusqu’au 16 mars

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David Lynch expose ses clichés surréalistes à la Maison européenne de la photographie à Paris jusqu’au 16 mars, lors d’une exposition intitulée Small Stories. Le cinéaste de renom est aussi plasticien et photographe. Une quarantaine de photos N&B créées spécialement pour l’occasion sont présentées.

> Le site de la MEP

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Le mois de la photo a 30 ans. En cette année d’anniversaire, le thème retenu est la collection. On retient surtout une foison d’expositions. Tous les lieux d’exposition sont (malheureusement) concentrés dans la capitale. Mais, la plupart des expositions se prolongent au-delà du mois de novembre, ce qui permettra aux Parisiens et non-Parisiens d’en profiter plus longtemps. Photosmatons vous propose une petite sélection (au regard des nombreuses expositions proposées). Le mieux est évidemment de créer son programme : ici.

Photos Femmes Féminisme (1860-2000) : « Si aujourd’hui, la moitié des photographes sont des femmes, leurs aînées ont dû lutter pour se faire un nom. A côté de personnalités illustres telles que Gisèle Freund ou Irina Ionesco sont mis en lumière des talents plus méconnus. » Le teasing est de Jean-Luc Monterosso, directeur artistique de la manifestation. Très convaincant. Galerie des bibliothèques, 22 rue Mahler, IVe arr. Contact :01 44 59 29 40. Entrée : 2 € TP et 4 € TR.

Laurent Van der Stockt : il ne se reconnaît pas dans le qualificatif de photographe de guerre. Pourtant il a beaucoup travaillé en zone de conflit (République démocratique du Congo, Tchétchénie, Bosnie, Afghanistan, Haïti). Membre de l’agence Gamma, il a photographié pour la presse internationale l’humain, parfois dans sa plus grande cruauté, parfois capable d’une grande adversité. Les photos exposées sont celles réalisées en marge de son travail. Galerie Le petit endroit, 14 rue du Portefoin, IIIe arrondissement. Contact : 01 42 33 93 18. Entrée libre.

André Kertész : Pour l’instant, c’est la seule dont on peut parler en connaissance. La rétrospective consacrée au photographe hongrois (1894-1985) débute par des tirages originaux. Priez pour qu’il n’y ait pas trop de monde et qu’il reste des loupes mises à disposition par le musée pour pouvoir en apprécier les détails. La visite organisée de façon chronologique se poursuit avec des cartes postales de Paris, la séries de distorsions (où le corps photographie est déformé par un jeu de miroirs), des photos de New-York  et enfin une série de Polaroïd réalisés en homage à sa femme. Kertész est un photographe du quotidien au parcours chaotique mais capable de transcender les images du quotidien par un regard poétique et emprunt d’humilité. Une exposition à ne pas manquer et idéale pour ceux qui ne sont pas habitués aux expos-photos. Jeu de Paume, 1 place de la Concorde, VIIIe arr. Contact : 01 47 03 12 50. Entrée : 7 € TP/ 5€ TR.

Saul Leiter : Pourquoi Saul Leiter ? Parce que l’on nous promet une exposition de photographies mais aussi de peintures. Ce photographe de mode reconnu n’a pas choisi entre les deux. Parce qu’il y a des photos de New-York, du noir et blanc et tout un travail sur les couleurs. Parce qu’en tombant par hasard sur certaines des photos exposées, on a envie d’en voir plus. Galerie Camera Obscura, 268 boulevard Raspail, XIVe arr. Contact : 01 45 45 67 08. Entrée libre.

Anonymes : Plusieurs photographes font partie de cette exposition inaugurale sur l’Amérique des anonymes. Ouvert en septembre 2010, le Bal est un lieu consacré à l’image-document et voulu par l’Association des Amis de Magnum. L’occasion de découvrir ce nouveau lieu d’exposition, « ancien plus grand PMU de France jusqu’en 1992 » !, d’après le site. Le Bal, 6 impasse de la Défense, XVIIIe arr. Contact : 01 44 70 75 50. Entrée : 4 € TP/ 3 € TR.

– Michael Ackerman : Ses photos de la ville de Bénarès (End time city, 1999) ont été récompensées du prix Nadar. Cet autodictate n’est pas guidé par une démarche documentaire quelconque. C’est plutôt un explorateur : des lumières/des flous/des contrastes/de l’âme humaine ou simplement de ses propres tourments. Il présente ses nouvelles photographies dans une série appelée Half time. Galerie Vu, 58 rue Saint-Lazare, IXe arr. Contact : 01 53 0105 03. Entrée libre.

Le rituel de la pose – L’Afrique en noir et blanc dans les années 70 : Dans les années 50, l’apparition du studio établit un lien très solennel entre le photographe et son modèle en Afrique. Le premier est un professionnel respecté qui jouit d’un statut social élevé. Le second vient pour immortaliser un présent universel. Les images seront ensuite transmises aux générations futures. Les photos de quatre photographes (Malick Sidibé, Jean Depara, Sébastien Mehinto et Oumar Ly) révèlent le respect mutuel qui s’installe entre le photographe et son modèle. Musée des Arts Derniers, 28 rue St-Gilles, IIIe arr. Contact : 01 44 49 95 70. Entrée libre.

… ET AUSSI…

New-York Promenade/USA underground : Galerie David Guiraud, 5 rue du Perche, IIIe arr. Contact : 01 42 71 78 62. Entrée libre.