Le 5e numéro de Coil est en ligne depuis mi-septembre. Voici l’interview des deux fondateurs de ce webzine de photos, Ilias Georgiadis et Iraklis Dimitriadis. Ces deux Grecs hyper dynamiques partagent une certaine idée de la photographie et la partagent en compilant les travaux de photographes, émergents ou installés. Pour vous donner une idée, le 5e numéro fait 222 pages. Et ils cherchent des contributeurs pour le prochain numéro. N’hésitez pas à les contacter !

_Damien Daufresne

Chers fondateurs de Coil, qui êtes-vous ?

Nous sommes Ilias Geirgiadis et Iraklis Dimitriadis, nous sommes Grecs et avons fondé et animé Coil Magazine. Nous travaillons par ailleurs sur nos propres projets photographiques et sur un projet collectif et pluridisciplinaire (audio, vidéo et photo).

Quand avez-vous débuté ce projet ?

En 2011, nous avons commencé à utiliser la plate-forme Issuu avec différentes manières de présenter des travaux en ligne, en se servant de nos propres photographies.

Le choix de la plate-forme est dû au fait que nous avons été fortement influencés par des albums photos contemporains et qu’Issu pourrait intégrer ce mode de fonctionnement du photobook.

On préférait se concentrer sur l’ensemble des oeuvres plutôt que sur des photographies individuelles et nous voulions nous éloigner des mises en page standards des magazines qui intègrent souvent des articles, des interviews, etc.

Généralement, lorsque cela se produit, l’essence même de la manière de présenter un photobook s’estompe. Au bout d’un certain temps, nous nous sommes aperçus que le tout fonctionnait de lui-même comme une publication en ligne, plutôt que d’imiter un livre imprimé.

Alors, quand nous avons commencé à rassembler de la matière pour le premier numéro, nous avons pris contact et nous avons partagé notre idée avec des photographes dont les œuvres nous étaient familières.

En avril 2012, le premier numéro du magazine COIL a été publié.

©Stéphane C.

Pourriez-vous expliquer ce nom, Coil… Est-ce une sorte de paradoxe ou peut-être un lien entre le numérique et l’argentique ?

C’est assez drôle que tu aies fait ce rapprochement. Nous n’avons jamais pensé à ça. Le nom été l’idée d’Ilias et a été choisi surtout parce qu’il sonne bien et qu’il est beau quand il est écrit. Un nom ne doit pas nécessairement signifier quelque chose ou informer sur le contenu.

Il devrait plutôt servir comme une extension de l’ensemble et donner des indications sur les valeurs esthétiques. Le mot «bobine» et la spirale sont des symboles et peuvent être interprétés différemment selon les personnes.

Le mot «bobine» peut être une expression audiovisuelle à part entière et peut fonctionner comme une introduction à ce qui va suivre.

Copyright : de haut en bas, ©Damien Daufresne, ©Michael Ackerman, ©Stephane C.

For the English version, click More

Lire le reste de cette entrée »

Publicités