Une ville, un photographe #7. J’avais dit que j’arrêtais et puis finalement…Je suis tellement attachée à cette série qui raconte les villes par le biais des photographes ! Voici donc Budapest en Hongrie par le photographe hongrois Mark Mervai. Son esthétique ne ressemble pas forcément aux univers jusqu’ici développés dans ce blog mais il me paraît toujours intéressant d’élargir le spectre des découvertes, en espérant que vous apprécierez.
– Votre premier souvenir à Budapest ?
Je prenais des images d’un magnifique lever de soleil depuis Buda, avec une vue dominante sur la rive de Pest et le soleil arriva depuis l’horizon.
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– Trois mots pour décrire la ville ?
Belle, colorée, ouverte.
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– Qu’est-ce que vous préférez photographier dans la ville : les gens, l’architecture, les paysages ? 
Je préfère les paysages, surtout les levers et couchers de soleil. C’est là qu’il y a, pour moi, les plus belles lumières.
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– Des endroits intéressants à nous conseiller à Budapest ?
Oui, il y a de nombreux ! Il faut venir et les découvrir par soi-même 🙂
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– Votre moment préféré de la journée ?
Les lumières du matin et du soir.
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– Est-ce que vous pouvez donner à nos lecteurs des bons plans pour manger, se balader etc ?
Le quartier étudiant est l’endroit idéal pour trouver de la street food, pas chère et bonne. Je recommande notamment Kazinczy street, lBuda castle and the Gellert hill et aussi les berges du fleuve pour voir d’incroyables couchers de soleil.
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UNE VILLE, UN PHOTOGRAPHE #10. Le mois de février va être marqué, sur ce blog, par une invitation. J’ai demandé aux membres du collectif Street Photo Thailand de me parler de Bangkok, leur ville. Je tiens particulièrement à remercier le photographe Nicolas Zwarg qui a rendu possibles ces échanges avec les membres du collectif. Comme ils sont plusieurs, leurs réponses seront publiées tout au long de ce mois de février. Voici le troisième épisode de la série avec Akkara Naktamna.

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Premier souvenir photographique à Bangkok ?

Après avoir vu Pecker, un film hollywoodien sur un photographe de rue, j’ai acheté une pellicule noir et blanc, et j’ai photographié dans Bangkok. Le résultat n’était vraiment pas terrible, j’ai abandonné après ça.

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Trois mots pour qualifier cette ville ?

Bruyante, contrastée et fun.

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Qu’est-ce que tu préfères prendre en photos les gens/l’architecture/les paysages…?

Les gens et tout ce qui concerne les gens.

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Quelque chose de particulièrement intéressant à visiter/photographier ?

Autour du Grand Palais, et pas dans le Grand Palais.

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Ton moment préféré de la journée pour la photographier ?

Quand je suis en train de shooter quelqu’un…quand je photographie les autres.

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As-tu un rituel dans la ville ?

Marcher, regarder et photographier.

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Y a-t-il un réglage particulier ou un type de matériel particulier que tu préconises pour photographier cette ville ?

Maintenant, je prends toujours avec moi un compact, c’est plus facile pour prendre des photos.

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Un bon plan pour nos lecteurs ?

Se promener dans une ‘Soi’.

Note de Nicolas Zwarg : « a Soi » (prononcer Soye) est une petite rue perpendiculaire aux grands axes dans les villes thaïlandaises​. Elles sont de tailles très variées, de la rue classique comme nos rues ici à la petite allée presque piétonne. C’est dans les Soi qu’on peut commencer à ‘pénétrer’ le cœur de Bangkok et découvrir des personnes et des environnements typiques, photographiquement très intéressants.

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UNE VILLE, UN PHOTOGRAPHE #7. Le mois de février va être marqué, sur ce blog, par une invitation. J’ai demandé aux membres du collectif Street Photo Thailand de me parler de Bangkok, leur ville. Je tiens particulièrement à remercier le photographe Nicolas Zwarg qui a rendu possibles ces échanges avec les membres du collectif. Comme ils sont plusieurs, leurs réponses seront publiées tout au long de ce mois de février. Commençons par Sarawut Taeosot.

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Premier souvenir photographique à Bangkok ?

J’ai acheté mon premier appareil photo ici. Après avoir fait plusieurs tests devant le magasin, le vendeur me demande la vitesse et l’ouverture que j’ai choisies. « Je ne sais pas », lui ai-je répondu. Avec un grand sourire de vainqueur, il m’a dit « c’est ce que tu devrais savoir mec… ».

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Trois mots pour qualifier cette ville ?

Trépidante, diverse, gluante (on le ressent bien sur la peau).

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Qu’est-ce que tu préfères prendre en photos les gens/l’architecture/les paysages… ?

Tout ce qui est étrange.

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Un quartier particulièrement intéressant à visiter/photographier ?

Le centre-ville.

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Moment préféré de la journée pour la photographier ?

Se balader dans le centre de la ville de 1h à 7h du matin avec Mr. Visit Kulsiri.

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As-tu un rituel dans la ville ?

Marcher, boire (de l’eau, en général…), manger, marcher…

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Y a-t-il un réglage particulier ou un type de matériel particulier que tu préconises pour photographier cette ville ?

Pour moi, on peut utiliser tout type d’appareil et de réglage à partir du moment où l’on est à l’aise avec. Mais je ne suis pas sûr que Monsieur le vendeur d’appareils photo répondrait la même chose !

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Un bon plan pour nos lecteurs ?

Khao san road est fantastique, surtout le soir.

 

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Il y a plus d’un mois, un nouveau lieu dédié à la photographie a ouvert ses portes à Marseille. Le Percolateur (c’est son nom) se concentre sur la photographie méditerranéenne autant dire un un vaste espace géographique et des pratiques diverses. Quelques questions à Marco Barbon, son directeur et ancien du staff de l’agence Magnum, pour y voir plus clair.

Des participants au stage Marta Daho au Percolateur ©Michael Serfaty

Pourquoi créer un lieu comme le Percolateur ?

D’abord parce que nous avons constaté qu’il y avait un manque. Il existe des lieux à Marseille mais pas centrés sur la création méditerranéenne. Le but d’un espace comme le nôtre est de créer une dynamique autour de la photographie méditerranéenne. C’est à la fois un espace de formation, un centre de documentation, une plateforme pour des échanges artistiques et une résidence pour les photographes autour de la photographie de l’espace méditerranéen.

Le Percolateur vise deux publics : les photographes et le public…

Oui absolument. Le lieu est ouvert au public au printemps et à l’automne. La programmation est concentrée autour de deux saisons : la première au printemps du 15 avril au 30 mai et la seconde en automne. En plus des rencontres et d’une exposition, nous offrons également un programme de stages payants pour des professionnels ou des amateurs qui pratiquent régulièrement la photographie. Après un mois et demi d’ouverture, nous avons moins d’inscriptions que ce que nous espérions. Alors que le reste de la programmation a très bien fonctionné. Peut-être que nos prix sont un peu trop élevés ? Je me pose la question.

Stage Franco Zecchin au Percolateur © Agnes Leussier

Et les outils pour les photographes ?

Il y a des lectures de portfolios : des professionnels apportent leur regard sur les travaux qui leur sont présentés et orientent les participants dans leur parcours professionnel et artistique. L’autre axe fort est la résidence : une fois par an nous accueillerons en résidence un photographe, pendant un mois, en juin. Il ou elle travaillera sur la ville de Marseille, dans le but d’organiser une expo dans les lieux partenaires. Cela permet d’avoir un retour d’image sur la ville. Parfois les photographes la connaîtront déjà, parfois ils y viendront pour la première fois. Chaque année, le ou la photographe devra venir d’un pays différent. Nous choisirons quelqu’un dont le travail est intéressant et qui a une certaine épaisseur.

L’espace méditerranéen est extrêmement vaste et recouvre des réalités très diverses, peut-on définir ce qu’est la photographie méditerranéen ?

Impossible ! Les pratiques sont totalement différentes. De plus un photographe évolue dans un pays mais il a avant tout son propre regard. Ce sont des individualités qui sont en jeux. Le but du Percolateur est d’ailleurs de permettre que ces individualités se rencontrent. Je dirais quand même que dans bon nombre de pays méditerranéens [ndlr : en excluant les pays européens] la tradition photographique n’est pas reconnue. 

Soirée d’inauguration du Percolateur, Marseille © Margaux Frasca

Y a-t-il d’autres lieux comme Le Percolateur avec qui créer des partenariats ? 

Oui bien sûr. Je pense d’abord aux espaces qui se consacrent à la promotion de la photographie autour de la Méditerranée : à Almeria en Espagne, à Thessalonique en Grèce, au centre méditerranéen de la photographie à Bastia. L’idée est de faire circuler le plus possible les travaux des photographes !

* Marco Barbon anime un workshop intitulé « Photographier la ville » ce week-end qui débute ce vendredi soir. Il reste des places (si vous êtes à Marseille et intéressé, il faut contacter le Percolateur). Contact : + 33 (0)4 91 64 56 72 ou info@lepercolateurphoto.net