UNE VILLE, UN PHOTOGRAPHE #10. Le mois de février va être marqué, sur ce blog, par une invitation. J’ai demandé aux membres du collectif Street Photo Thailand de me parler de Bangkok, leur ville. Je tiens particulièrement à remercier le photographe Nicolas Zwarg qui a rendu possibles ces échanges avec les membres du collectif. Comme ils sont plusieurs, leurs réponses seront publiées tout au long de ce mois de février. Voici le troisième épisode de la série avec Akkara Naktamna.

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Premier souvenir photographique à Bangkok ?

Après avoir vu Pecker, un film hollywoodien sur un photographe de rue, j’ai acheté une pellicule noir et blanc, et j’ai photographié dans Bangkok. Le résultat n’était vraiment pas terrible, j’ai abandonné après ça.

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Trois mots pour qualifier cette ville ?

Bruyante, contrastée et fun.

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Qu’est-ce que tu préfères prendre en photos les gens/l’architecture/les paysages…?

Les gens et tout ce qui concerne les gens.

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Quelque chose de particulièrement intéressant à visiter/photographier ?

Autour du Grand Palais, et pas dans le Grand Palais.

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Ton moment préféré de la journée pour la photographier ?

Quand je suis en train de shooter quelqu’un…quand je photographie les autres.

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As-tu un rituel dans la ville ?

Marcher, regarder et photographier.

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Y a-t-il un réglage particulier ou un type de matériel particulier que tu préconises pour photographier cette ville ?

Maintenant, je prends toujours avec moi un compact, c’est plus facile pour prendre des photos.

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Un bon plan pour nos lecteurs ?

Se promener dans une ‘Soi’.

Note de Nicolas Zwarg : « a Soi » (prononcer Soye) est une petite rue perpendiculaire aux grands axes dans les villes thaïlandaises​. Elles sont de tailles très variées, de la rue classique comme nos rues ici à la petite allée presque piétonne. C’est dans les Soi qu’on peut commencer à ‘pénétrer’ le cœur de Bangkok et découvrir des personnes et des environnements typiques, photographiquement très intéressants.

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UNE VILLE, UN PHOTOGRAPHE #9. Le mois de février va être marqué, sur ce blog, par une invitation. J’ai demandé aux membres du collectif Street Photo Thailand de me parler de Bangkok, leur ville. Je tiens particulièrement à remercier le photographe Nicolas Zwarg qui a rendu possibles ces échanges avec les membres du collectif. Comme ils sont plusieurs, leurs réponses seront publiées tout au long de ce mois de février. Voici le troisième épisode de la série avec Noppadol Weerakitti.

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Premier souvenir photographique à Bangkok ?

Quand j’ai appris par moi-même la street photography. J’étais captivé par cette notion que la street photography est le fait de rendre des scènes de vie quotidiennes en des photos extraordinaires ». Pour moi, à cette époque, les embouteillages à Bangkok étaient vraiment quelque chose de barbant. Je me suis donc mis au défi d’en faire des photos extraordinaires. Quand j’étais plongé au coeur du trafic dans les rues de Bangkok, j’ai pu voir l’âme de cette ville.

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Trois mots pour qualifier cette ville ?

Un chaos positif / Le melting pot de l’Est / Embouteillages

Qu’est-ce que tu préfères prendre en photos les gens/l’architecture/les paysages…?

Je préfère capturer la façon dont les gens réagissent à ce qui les entourent.

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Quelque chose de particulièrement intéressant à visiter/photographier ?

Chinatown, Siamsquare, Sanamluang, Banglumpoo.

Ton moment préféré de la journée pour la photographier ?

Mon moment préféré ? Tôt le matin quand les gens vont travailler, à ce moment-là la rue est le plus animée.

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As-tu un rituel dans la ville ?

Oui. Je commence toujours par une marche dans la rue lentement, me baladant en cherchant quelque chose qui entre en résonance avec mon intérieur ou mon subconscient. Je peux prendre des photos ça et là pour me mettre dans l’ambiance. Quand je suis dedans, c’est comme si j’entrais en méditation avec mon appareil, les images défilent devant mes yeux et souvent je rentre avec un sentiment de satisfaction chez moi. Malheureusement, ça n’arrive pas souvent.

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Y a-t-il un réglage particulier ou un type de matériel particulier que tu préconises pour photographier cette ville ?

Aucun en particulier. Comme pour les autres lieux, un petit appareil et un petit objectif sont préférables à des gros. En règle générale, les touristes ou les photographes étrangers peuvent travailler plus facilement que nous, les locaux.

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Un bon plan pour nos lecteurs ?

Pour se faciliter la vie, il faut être relax et sortir avec état d’esprit ouvert aux échanges culturels. Je recommande la street food à soi sukhumvit 38 (BTS: Thonglor station). Il faut voir aussi les lieux situés dans la vieille ville comme le quartier de Banglumpoo sur la route de Phraarthit où tu trouveras différentes scènes culturelles (traditionnelle et moderne), de nombreux petits restaurants sympas et des petites boutiques.

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En rangeant l’un de mes cahiers d’inspiration, je suis tombée sur un portfolio de Courrier International qui mettait en avant le travail de Chris Herwig. Ce photographe américain a procédé à un recensement particulier.

De 2003 à 2006 il a parcouru les pays de l’ex-bloc soviétiques pour photographier les arrêts de bus. Il en dit un peu plus dans une interview accordée à Vice. « Je les ai toujours trouvé superbes. D’habitude, toutes les stations de bus se ressemblent, mais ce n’était pas du tout le cas là-bas », explique-t-il.

On apprend que les artistes locaux se lâchaient un peu histoire d’égayer les villes et les campagnes avec des réalisations pour le moins atypiques. C’est d’autant plus surprenant, souligne l’article de Courrier International, que ces constructions ont été réalisées où l’architecture devait suivre la ligne imposée par le Parti communiste.

Et de conclure que « cachés dans l’infini de la steppe, ces créateurs n’ont pas eu peur de se faire réprimander pour leurs fantaisies, même les plus kitsch. » Un livre devrait sortir bientôt puisque Chris Herwig a lancé une collecte sur Kickstarter en début d’année. 

 

Le photographe Nicolas Datiche n’est pas un photographe de mode, encore moins un spécialiste de la fashion. Cela ne l’a pas empêché de couvrir, en s’amusant, la fashion week de la capitale nipponne. Le sujet étant frivole et léger, je lui ai proposé de choisir 5 mots. Ils les a commentés comme un carnet de bord très personnel de son baptême dans le fol univers de la mode ! 

Inside the fashion

 渋谷(Shibuya) : Shibuya c’est le quartier jeune, branché de la capitale japonaise. Avec son carrefour que l’on voit dans tous les reportages sur Tokyo. Et tout naturellement (enfin peut-être), ça devient le quartier général de la Tokyo Fashion Week. Les deux grands podiums, sponsorisés par une célèbre marque de voiture allemande, sont installés dans un immense centre commercial, le Hikarie. Les autres défilés se passent dans différents endroits mais à 90% dans les environs de Shibuya.

 

Inside the fashion

きれい(propre) : Dire que le Japon est un pays propre est un poncif que tout le monde a déjà entendu. Il est toujours incroyable de voir comment la plus grande ville du monde et ses transports en commun gardent une telle propreté et cela même en fin de journée. Mais en grattant un peu, ce cliché n’est finalement pas si vrai…

 

Inside the fashion

Inside the fashion

古典的 (classic) : Depuis le temps que je fréquente Tokyo, je me disais que la Fashion week ici allait être un moment de délires vestimentaires, de craquage… J’avais déjà en tête la série de Raphael Yaghobzadeh sur la fashion week à Paris. Tokyo, ça va être le 5e élément dans la rue, le public avec des fringues de tueur (je n’y connais rien en mode). Bah non, en fait…Il y a déjà assez d’extravagance tous les jours que finalement c’est classique.

Inside the fashion

遅い(retard) : La perception du temps est totalement opposée entre la France et le Japon. Ici être en retard, c’est mal, c’est impoli, ça ne se fait pas. Pas de 15 minutes, pas d’excuse. Si tu es en retard, c’est la malédiction sur toute la famille et les générations futures. C’est le pays où les Shinkansen (les TGV japonais) se lancent sur les voies à grande vitesse toutes les 7 minutes. Prenons deux minutes, imaginons des Paris-Bordeaux partant toutes les 7 minutes. Au bout de 14 minutes, on aurait un drame ferroviaire ou un « tututuuuu, suite à un incident technique le train en provenance de Paris Montparnasse aura 3 heures de retard ». Mais la France n’a pas exporté que la mode ici, elle a réussi avec brio a exporté le retard ! Chaque défilé a commencé 30 minutes après l’heure prévue ! Bravo.

 

 

 

« Tant que la guerre sera regardée comme néfaste, elle gardera sa fascination. Quand on la regardera comme vulgaire, sa popularité cessera ». Oscar Wilde

Comme Oscar Wilde, James de Caupenne-Keogh est (à moitié) irlandais. Ce photographe franco-irlandais de 30 ans a commencé la photo en autodidacte puis s’est orienté vers le photojournalisme. Ses photos ont été publiées dans de nombreux journaux. En 2011, il est lauréat au Scoop Grand Lille, catégorie jeune reporter. Il a couvert les zones de conflit qui ont fait l’actualité ces dernières années (Irak, Syrie, Libye). Il m’avait précisé avant l’entretien qu’il ne se définissait pas comme « photographe de guerre ». Bilan : les zones de conflit ont été le principal sujet de conversation. Rencontre avec un photographe exigeant et modeste qui « veut apporter sa pierre à l’édifice ».

Syrie ©James Keogh

Syrie (2013) ©James Keogh

Photographe. A priori, la photographie n’était pas une vocation. « Au lycée, j’avais une très mauvaise image du métier de journaliste, souligne-t-il. C’est en photographiant mes camarades lors du mouvement du CPE que je me suis rendu compte que je n’avais pas de distance par rapport à mon sujet. » L’étudiant en mathématiques appliquées aux sciences sociales décide d’approfondir cette recherche de la bonne distance…en autodidacte. En 2006, il part pour couvrir la guerre Israël/Liban. Il a 22 ans. « J’avais monté une boîte de prod avec un ami…On a beaucoup appris mais financièrement notre affaire n’a pas du tout marché », sourit-il.

Syrie ©James Keogh

Syrie (2013) ©James Keogh

Tête brûlée. Le photographe a la tête froide. Celui qui a couvert des terrains de conflits  répète à plusieurs reprises qu’il n’est pas « une tête brûlée ». En revanche, ce qui apparaît clairement à travers ses mots, c’est une vision exigeante du journalisme. « La question que je me pose avant d’aller sur une zone de conflit ? En quoi ma présence va apporter quelque chose de plus ? Il faut que la décision ait du sens, le but n’est pas d’y aller pour son intérêt personnel. » Et de citer l’Ukraine. « J’aurais adoré y aller mais il y a déjà suffisamment de monde sur place. Qu’est-ce que j’apporterai de plus ? »

Alep, Syrie (2013) ©James Keogh

Alep, Syrie (2013) ©James Keogh

Fusillade. Autre conflit à la Une de l’actualité : la Syrie. La journaliste Leila Minano a raconté dans un récit poignant (à lire ou relire ICI ) la fusillade qui a éclaté alors qu’elle se trouvait avec deux autres journalistes français en Syrie. « La fusillade est interminable, écrit-elle. La voiture continue à avancer à toute berzingue. Je me demande jusqu’à quand la portière va pouvoir avaler les balles sans les laisser passer. Inutile, la voiture se renverse dans le fossé.» James accompagnait Leila. Il raconte la suite. « Nous rampions dans le champ…C’est là que j’ai perdu les autres. Je suis resté seul 4 à 5h, j’ai rampé puis marché dans un champ d’oliviers. »

Misrata, Lybie ©James Keogh

Misrata, Lybie (2011) ©James Keogh

A quoi pense-t-on quand on se retrouve dans ce genre de position? Comment gère-t-on la peur ? « C’est un sentiment qui n’est pas très productif dans ce genre de situation, souligne-t-il. Je me suis donc fixé des objectifs concrets : atteindre tel buisson puis tel autre. J’avais encore de la batterie sur mon I-phone, je me suis servi de l’application boussole » Facteur aggravant : les villages de la zone pouvaient être pro-Assad ou contrôlés par les rebelles. Finalement, James a trouvé refuge dans une ferme et retrouvé ses compagnons journalistes, le lendemain.

Gaddafi's soldier prisonner.

Siège de Misrata, Libye (2011) ©James Keogh

 Empathie. La question de l’empathie est intéressante. La bonne distance par rapport au sujet traité. Comment trouver le dosage idéal ? « Il faut avoir de l’empathie mais pas trop, répond James. Il ne faut pas être subjugué par l’empathie sinon tu casses la distance journalistique nécessaire et donc ta crédibilité. » Il ne croit pas à l’objectivité mais reste vigilant à cette notion de distance notamment quand il s’agit de traiter de la guerre. « Il y a des conflits comme la Syrie où tu ne peux aller voir que d’un côté, c’est un vrai problème. Fatalement, il y a de l’empathie qui arrive car tu n’as pas de contre-champ. Il y aurait beaucoup plus de nuances de gris [dans la couverture médiatique du conflit] si on pouvait aller voir ce qu’il se passe du côté des forces pro-Assad »

Soudan, 2012 ©James Keogh

Soudan (2012) ©James Keogh

La guerre. En relisant mes notes, j’ai constaté que nous avions surtout parlé de la guerre. Pourtant, James de Caupenne m’avait d’emblée précisé qu’il ne se définissait pas en tant que photographe de guerre. Il travaille par ailleurs sur un projet qui concerne des mineurs en Roumanie. J’avais prévu de l’interroger sur ce travail à venir. Mais voilà, la guerre exerce une telle fascination… C’est un constat, implacable, difficilement explicable. D’ailleurs, pourquoi aller photographier des conflits ? « J’ai un attrait pour ça mais je ne sais toujours pas pourquoi ». Il n’est pas le seul à chercher la réponse.

Légendes détaillées :

1/ Commissariat de Tel Rifat, Syrie > Le retour de la police dans les zones libérées montrent aussi le retour d’une certaine stabilité.

2/ Syrie > Ligne de front d’Al Shekh Said, Alep.

3/ Syrie > Les premières victimes d’un conflit sont souvent les handicapés mentaux. Comme ici, ces patients ont été abandonnées par les soignants au tout début de la bataille d’Alep.

4/ Siège de Misrata, Libye > The rebels went inside a building in construction to get a clean shot.

5/ Siège de Misrat, Libye > Des soldats kadhafistes sont faits prisonniers et sont interrogés.

6/ Soudan > cimetière.

Le photographe Léo Delafontaine qu’on aime beaucoup dans ce blog met en lumière un phénomène étonnant : celui des micronations. Il a sillonné plusieurs continents pour photographier les acteurs et les symboles de cet épiphénomène, au demeurant très sympathique, qu’il qualifie de « démarche souvent folklorique ». Il n’empêche l’existence de ces micronations pose la question de l’appartenance et du choix de l’appartenance à un Etat, à un territoire etc…Ses photos sont exposées jusqu’au 10 novembre aux Photomnales de Beauvais et sont rassemblées dans un livre Micronations, publié aux éditions Diaphane.

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Qu’est-ce qu’une micronation ?

Les critères qui caractérisent une micronation :

–> la production de signes de souveraineté (comme les timbres ou la monnaie)

–> la construction avérée, en cours ou en projet, d’un monument, d’un bâtiment, d’une structure

–> un site internet (sic)

Les micronations ne sont pas reconnues par les organisations internationales. Il ne faut pas confondre micronation et microEtat (Vatican, Monaco, Saint-Marin), comme le rappelle la page Wikipédia qui donne la définition d’une micronation. C’est d’ailleurs en allant sur Wikipédia que Léo Delafontaine a trouvé son sujet. « Je lisais la rubrique des articles insolites de Wikipédia et j’avais envie de faire un projet à l’international sur le long terme ». C’était en 2011. Léo en a finalement choisi 12 qu’il a photographiées de février à octobre 2012. La plus connue est sans doute celle du Sealand, installée sur une ancienne base militaire, au large des côtes anglaises. Elle a entre autres inspirée le film Good morning England.

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Quelles sont les revendications des membres de ces micronations ?

Dans une micronation, il y a toujours un gouvernement.« En général le discours est plutôt humaniste, il est donc facile de s’y retrouver. L’ambiance est également bon enfant car dans tous les cas ce sont des passionnés », a pu constater le photographe. Il n’y a donc pas forcément de revendication comme il n’y a pas vraiment de modèle type. D’ailleurs, la plupart des membres des micronations paient leurs impôts à leur « vrai » Etat d’origine. Cela ne les a pas empêché d’organiser un congrès international des micronations qui s’est réuni à Londres, l’an passé et auquel Léo s’est invité. Une centaine de personnes était réunie« mais je ne suis pas sûr qu’il y ait beaucoup d’autres éditions », conclue-t-il dans un sourire. 

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Quelle est la micronation qui l’a le plus marquée ?

« Humainement, ce projet était génial. Il m’a permis de voyager à travers le monde pendant deux à trois mois ». Quand on lui demande s’il a une micronation préférée (tout en se rendant de la pauvreté de cette question), il répond qu’il a un attachement particulier pour le Royaume d’Elleore, une monarchie constitutionnelle de 1,5 km² installée sur un fjord au Danemark. « En étant sur cette île à regarder le soleil se coucher, je me suis dit que j’étais chanceux de faire ce métier. »

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Légendes (de haut en bas) :

La principauté du Sealand (Angleterre), le Royaume de Calsahara (Etats-Unis), la Présidente de la République du Saugeais (France), un membre de la République des Conques (Etats-Unis).

Toutes les photos sont l’oeuvre de Léo Delafontaine et sont reproduites avec son aimable autorisation.

Underground

23/10/2013

Alexis Pazoumian pratique autant l’argentique que le numérique, le noir et blanc comme la couleur. Ses portraits en noir en blanc pris lors d’un voyage en Arménie me faisaient un peu penser à ceux de JR. Sa série sur les wagons de métro vides m’a électrisée. Le photographe a travaillé lors de sorties nocturnes et souterraines lorsqu’il accompagnait un ami graffeur. Alexis est un homme pressé qui n’a malheureusement pas eu le temps de répondre à nos questions. Mais il a donné une longue interview au site les barOnnettes, que vous trouverez ici. Voici pour Photosmatons sa série de photos dans les sous-sols du métro qui parleront à sa place.

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Ces photos permettent « de rendre beau et visible un lieu qui ne l’est pas »

Alexis Pamouzian

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Paniers abandonnés

17/08/2013

Adrian Skenderovic ou le pouvoir de rendre captivants des paniers de basket ! Le photographe a fait une série de paniers abandonnés, appelée Lost Hoops. Rouillés, bricolés, au milieu des cocotiers ou des bananiers…il y a sans doute de belles histoires à raconter autour de ses paniers désertés. Mais le photographe préfère laisser notre imagination galoper. Contacté, Adrian Skenderovic répond qu’il ne s’exprime pas sur ses images et préfère  » les laisser parler d’elles-mêmes ». Une belle idée…

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Toutes les photos sont l’œuvre @Adrian Skenderovic. Ces images sont reproduites avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Retrouvez son travail sur son site : http://www.adrianskenderovic.com/

Les trains sont fascinants, non ? Michaël Zumstein, membre de l’Agence Vu, qui photographie l’Afrique depuis des années ne dira pas le contraire. En 2006, il a embarqué dans un train au Congo, pays qu’il affectionne, pour un voyage d’un mois. 1400 km parcours de Kindu, une ville au centre du pays à Lubumbashi au sud de la RDC. Cette ligne ferroviaire est vitale pour rejoindre Lubumbashi : l’avion est trop cher pour les habitants et le train transporte toutes sortes de marchandises. Tout au long du périple « plutôt sympa et joyeux », le photographe franco-suisse a pris des photos qui deviendront la série Train de vie.

Rien à voir avec les trajets en TGV, cela va sans dire.

Dans ce train congolais, on naît et on meurt. Dans un wagon, lui, seul Blanc du voyage photographie cette femme morte, entourée et pleurée par les siens. Elle sera enterrée sur place. La mort côtoie évidemment la vie. Deux enfants naissent également. Le photographe devient même parrain de la petite Mikaëla, à la demande des parents. Il y a le trajet et les à-côtés quand le train tombe en panne, quand il faut payer la dîme à ceux qui contrôlent le train ou cotiser pour remettre du carburant dans la machine. Un train qui, malgré tout avance et arrive à destination.

« Ce train est autogéré, il déraille souvent et tombe en panne. On était bloqué dans cette gare. Nous nous étions tous cotisés pour faire venir la dépanneuse. Dépanneuse qui tombe en panne à son tour ! Tout le monde était fatigué…Le train était donc immobilisé, il fallait attendre. Je monte sur le toit et je vois ce gars qui probablement s’emmerde autant que moi ! Finalement, ça donne une photo esthétique avec ces bleus et le contraste avec le noir. La nuit est en train de tomber. Au loin, on voit la dépanneuse qui arrive. Cette photo représente un moment à part du voyage. Un instant suspendu. »

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