Le harcèlement scolaire a été mis en lumière ces derniers jours. Le gouvernement a lancé une campagne de prévention. L’occasion d’évoquer le travail de la photographe Virginie Plauchut qui s’est penchée sur cette question sociétale.

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Il a beaucoup été question de harcèlement scolaire les jours derniers. La ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a lancé une campagne de prévention avec un clip destiné aux enfants et un numéro d’appel, le 30 20 (joignable du lundi au vendredi de 9h à 18H).

J’ai été victime de harcèlement scolaire. Je vous épargne le témoignage de mes déboires en fin d’école primaire et au collège. Je me suis parfois fait la réflexion qu’il y a « ceux qui l’ont été » et « ceux qui ne l’ont pas été ». Lors de conversations sur les souvenirs d’école, je croyais déceler ceux qui faisaient partie de la première ou ceux de la seconde catégorie. Comme si j’avais un radar à personnes harcelées à l’école (idée bête). Parfois, c’était juste et d’autres non.

Certaines révélations d’amis, eux aussi, victimes de harcèlement m’ont scotchées…Jamais je n’aurais imaginé. La durée et le degré de harcèlement varient évidemment d’une personne à l’autre. Dans une interview à France Info, la psychiatre Claude Halmos explique cependant que le fait d’avoir été harcelé peut changer une vie. Elle prône d’ailleurs l’interdiction pur et simple du harcèlement à l’école en expliquant que :

« Dans une société civilisée comme la nôtre, il est interdit de tuer. Or -et il faut l’expliquer- on peut tuer avec des armes mais on peut aussi tuer avec des mots. Parce que l’on peut, avec des mots, enlever à quelqu’un tout sentiment de sa valeur ». Claude Halmos, psychiatre. 

Pendant longtemps, j’ai cru que je devais vivre avec ce traumatisme que je traînerai toute ma vie comme un boulet. Ce qui a de bien avec le temps c’est qu’il travaille tranquillement et enfouit les mauvais souvenirs dans les limbes de notre mémoire. Aujourd’hui, je me dis qu’il peut être intéressant d’aller chercher ce que ces épisodes ont pu créer en moi et comment ils ont pu façonner ma personnalité. Mais c’est une autre histoire.

Sur le fait sociétal, notons qu’aujourd’hui le harcèlement peut être démultiplié avec l’effet des réseaux sociaux. Tout l’enjeu est de déceler les comportements suffisamment tôt pour éviter les drames. La photographe Virginie Plauchut montre certains visages d’enfants qui se sont suicidés. Il était temps que les pouvoirs publics prennent à bras le corps ce sujet en espérant que les mesures prises soient efficaces.

 

Les photos de Virginie Plauchut

La photographe Virginie Plauchut (membre du collectif Hans Lucas) s’intéresse à des thèmes autour des tabous et des problématiques liés à l’enfance. Pour cette série « Harcelés », elle a travaillé avec des enfants victimes. « Mais sans l’accord de leur parents nous avons choisi de refaire la photo avec d’autres enfants pour poser à leur place », explique-t-elle. Les portraits pris dans des lieux choisis sont des portraits d’enfants qui se sont suicidés à cause du harcèlement qu’ils subissaient.

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Les habits et coiffes traditionnels bretons ont été photographiés par le photographe Charles Fréger, 40 ans. Ses photographies ont été exposées, cet été, dans quatre lieux culturels bretons : le centre d’art GwinZegal de Guingamp, le musée de Bretagne à Rennes, le musée Bigouden de Pont-L’Abbé et le musée d’Art et d’Histoire de Saint-Brieuc. Elles sont recensées dans un ouvrage qui paraît aux éditions Actes Sud.

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Le photographe Charles Fréger est un habitué des inventaires. Pour son travail Wilder Mann ou la figure du sauvage, il a voyagé dans de nombreux pays pour photographier les masques et les tenues traditionnels. Avec son nouveau travail photographique Bretonnes, il recense les nombreuses coiffes traditionnelles portées en Bretagne : capot de deuil, queue de langouste, coiffe le coq, cornette du Trégor.
Certaines font penser à des coiffes de religieuses, d’autres s’élèvent dans des mouvements de plis assez complexes sur la tête quand d’autres encore se portent à même les cheveux, posées comme des calots. Il y en a pour tous les goûts.

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L’idée vient d’une résidence au centre d’art GwinZegal à Guingamp (22), en 2011. Le photographe de 40 ans, né à Bourges, décide de contacter les cercles de danse. Des femmes posent en habits.
Les photos sont toujours composées d’un premier plan où l’on voit le modèle et d’un second plan où l’on distingue l’environnement (des champs, des paysages de mer). Le résultat donne un effet très pictural obtenu grâce à un écran de soie placé derrière le modèle. « C’est une toile tendue qui réagit aux flash, filtre la lumière et donne un flou à l’arrière plan de l’image », explique l’auteur.

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« Je ne comprends pas pourquoi les Bretonnes ne sortent pas en costumes comme cela se fait en Bavière », demande Charles Fréger.
En tant que trentenaire et bretonne de mon état, je ne m’étais jamais posée la question. Sans doute parce que la culture traditionnelle, on la pratique ou pas…et que ce genre d’habits d’apparats ne sont sortis qu’à des occasions très précises, lors des festivals, des pardons, des fest-noz…

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Les photographies de Charles Fréger m’ont permis d’aborder la question qu’il pose sous un autre aspect ; et de voir sous un autre angle les coiffes en dentelles, les châles en broderies rongés par les mites et les nombreuses broderies que beaucoup de grands-mères bretonnes ont précieusement conservé dans leur grenier.

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UNE VILLE, UN PHOTOGRAPHE #8. Le mois de février va être marqué, sur ce blog, par une invitation. J’ai demandé aux membres du collectif Street Photo Thailand de me parler de Bangkok, leur ville. Je tiens particulièrement à remercier le photographe Nicolas Zwarg qui a rendu possibles ces échanges avec les membres du collectif. Comme ils sont plusieurs, leurs réponses seront publiées tout au long de ce mois de février. Pour ce second épisode, la fille du collectif Tipawan Gatesomboon se prête au jeu.

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Premier souvenir photographique à Bangkok ?

Pour répondre à ta question, j’ai dans la tête une image d’une foule de salariés dans les transports qui vont au travail. C’est très ennuyeux du coup j’ai l’habitude de sortir de chez moi assez tard.

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Trois mots pour qualifier cette ville ?

A really « fucking town »….Une vraie « putain de ville » !

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Qu’est-ce que tu préfères prendre en photos les gens/l’architecture/les paysages…?

Même si Bangkok est ennuyeuse et mauvaise, tu trouveras toujours des choses amusantes à photographier.

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Quelque chose de particulièrement intéressant à visiter/photographier ?

Il faut aller voir des concerts de musiques traditionnelles, des groupes de Looktoong ou de Morlum. Généralement, ils se produisent lors du Temple festival. Tu es sûr de t’amuser.

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Moment préféré de la journée pour la photographier ?

Quand je pars pour faire de la photo de rue et que j’arrive à faire la meilleure photo du jour.

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As-tu un rituel dans la ville ?

J’aime aller dans les endroits les plus joyeux de la ville pour voir des gens heureux.

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Y a-t-il un réglage particulier ou un type de matériel particulier que tu préconises pour photographier cette ville ?

J’utilise habituellement le 5D Mark pour mon travail de tous les jours. Mais parfois je prends le Fuji X100 pour plus de souplesse et de rapidité.

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Un bon plan pour nos lecteurs ?

Il faut aller au festival dans les temples ou dans n’importe quel festival qui a lieu dans la ville. Ce sont des moments remplis de joie et de fun, j’adore ça !

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UNE VILLE, UN PHOTOGRAPHE #6. Cette fois, ce n’est pas un photographe professionnelle mais une artisane qui fait des produits de beauté de façon artisanale à Montréal. Celia a créé sa marque Cucamanga d’huiles essentielles, de savons et de produits pour la peau. Elle s’est installée à Montréal au Québec et nous raconte sa ville.

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Premier souvenir photographique à Montréal ?
Les murs en briques, les murs peints et les escaliers extérieurs en spirale. Les différentes lignes, couleurs et formes.

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Trois mots pour qualifier cette ville du Québec ?
Artistique, belle, ville des amants.

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Qu’est-ce que tu préfères prendre en photos les gens/l’architecture/les paysages… ?
Je préfère photographier l’architecture -il y a une telle collection de surfaces différentes-. Ce que j’aime c’est démêler la beauté intrinsèque de la ville avec des portraits de gens.

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Un quartier particulièrement intéressant à visiter/photographier ?
Une des choses que je préfère faire c’est de partir à la recherche des ruelles vertes à Montréal. Ce sont les bijoux cachés dans cette magnifique jungle de béton.

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Moment préféré de la journée pour la photographier ?
La lumière matinale. Tous les matins, j’enfile un pantalon et je sors mon chien pour une petite marche. Peu importe mon humeur, la façon dont la lumière frappe la ville me donne l’impression d’être dans une photo.

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As-tu un rituel dans la ville ?
En vivant ici depuis plusieurs années, j’ai pris l’habitude de marcher le long du Mont royal, de toutes les boutiques, de regarder les gens à travers les fenêtres des cafés ou ceux qui sont dans la rue. Il y a tant d’émotions à regarder ! Il y a tant de beaux souvenirs à capturer.

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Y a-t-il un réglage particulier ou un type de matériel particulier que tu préconises pour photographier cette ville ?
Comme Montréal a des cultures variées, tous les types (d’appareil et de réglages) apportent leur propre vision de cette ville.

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Tes bons plans pour bien manger, boire et pour se balader ?
Il y a un chouette café, le Café dépanneur. Il y a tout le temps des groupes qui jouent en live. Je me pose là-bas avec un ami, en buvant un thé et en écoutant ce que les musiciens locaux nous ont apporté.

 

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N’avez-vous jamais entendu un de vos amis vous préciser dans un bar ou un restaurant qu’il fallait absolument voir les toilettes avant de partir ? Car oui certains restaurateurs ou cafetiers soignent jusqu’à la décoration de leurs toilettes.

La photographe Anaïs Dombret a fait des selfies dans des WC de bars ou de musées, en France ou à l’étranger. Il ne s’agit pas d’une série car la photographe n’a jamais imaginé publier les photos. J’ai dû insister un peu, autour d’une bouteille de Petit Chablis, pour qu’elle accepte que je les publie. C’est vrai que ces photos (certes rigolotes mais anecdotiques) ne disent rien du travail photographique de la jeune femme. Depuis plusieurs années, Anaïs fait un travail sur les migrants, visible sur son site. 

En attendant, ces selfies pris dans les chiottes (les selfchiottes ?) ferait un beau projet participatif pour rendre hommage à ces décorateurs d’intérieur qui ne s’arrêtent pas à la porte des toilettes.

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Less is more

08/12/2014

Pour ce 170e post, je vous laisse découvrir un portfolio de la photographe Stéphanie Foäche dont j’aime le travail et cette approche minimale et dépouillée des paysages. Pour mémoire, j’en avais parlé ici et . Cette série s’intitule Nulle part.

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Brume de printemps, France, 2013

Horizon 2, Tunisie, 2014

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Sillons andalous, Espagne, 2013

Bonne nuit à tous !

 

Après avoir vogué par monts et par vaux, la plasticienne Marion Zylberman a posé ses valises à Penmarc’h, dans le Finistère. Elle a beaucoup travaillé à la peinture à l’huile jusqu’en 1982. Elle croque depuis dans des carnets les paysages qui l’entourent lors de ses voyages ou dans son environnement quotidien.  Mexique, Corse, Méditerranée, Açores, aux Pays-Bas, les destinations ne manquent pas…La médiathèque des Ursulines à Quimper organise une exposition de certaines de ses oeuvres. 

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En marge d’un reportage en Inde sur la tragédie de Bhopal, la photographe Florence Jamart s’est posé sur la plage de Chowpatty beach dans un quartier aisé du sud de Mumbai. Elle a shooté des instants captés sur cette plage où la classe moyenne se retrouve pour admirer en famille ou entre amis le coucher de soleil et s’adonner à tous les loisirs proposés (nourriture, jeux pour les enfants). 

C’est un monde qui se révèle dans la déambulation de Florence Jamart. Les personnages qui animent la plage (le vendeur de barbes à papa, le loueur de nattes, la vendeuse de girouettes, les loueurs de grosses voitures pour les enfants). Et les instantanés de vie (le vendeur de jus de citron qui prend un instant de pause, des ados qui font des bulles de savon). « J’ai trouvé ça beau le fait que les gens se réunissent sur cette plage, se souvient Florence. Je crois que quand on trouve quelque chose beau, on  a envie de le retenir ».

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Le festival Circulation(s) met en avant la photographie contemporaine européenne. Des expos ont lieu au Centquatre à Paris et dans certaines stations de métro, jusqu’au 16 mars. Voici une sélection volontairement très éclectique et féminine. Cet article est également paru dans Cheek Magazine

La plus intense : Virginie Plauchut – Sans preuve et sans cadavre

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La Française Virginie Plauchut s’attaque au douloureux sujet de l’inceste. Sa série intitulée Sans preuve et sans cadavre mêle habilement photo et texte. En travaillant sur des témoignages, elle a photographié “ces simples objets du quotidien auxquels on s’est raccroché, qui auraient dû alerter, qui aujourd’hui encore dégoûtent, mais qui ne s’oublieront jamais”. Beaucoup de violences compilées dans des images remplies de poésie. Un travail fort.

La plus “théorie du genre”: Marina Poliakova – Bridegrooms?

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L’Ukrainienne Marina Poliakova photographie des hommes, nus, qui prennent des poses lascives (traditionnellement féminines) dans la nature. Le regard s’inverse dans cette série. La photographe pose des questions intéressantes, dont les réponses ne sont pas si évidentes: “La société peut-elle comprendre et accepter des hommes inoffensifs et efféminés? La femme contemporaine est-elle déçue par eux?”

La plus septentrionale : Elena Chernyshova – Jours de nuit, nuits de jour

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Imaginez des conditions météo extrêmes: de violentes tempêtes, une moyenne de -30°, un hiver de neuf mois dont deux dans l’obscurité. Voici le quotidien des habitants de Norilsk en Sibérie qui, en plus de son climat hostile, cumule un autre handicap: elle figure parmi les 10 villes les plus polluées au monde. La russe et francophile Elena Chernyshova s’est intéressée à la capacité qu’ont les hommes de s’adapter aux environnements les plus rudes. Les habitants de cette ville en sont un bon exemple.

La plus “cherchez l’erreur” : Martina Dinato – Magia Fotografia

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Le “syndrome Photoshop”, à savoir la retouche de photo à l’excès, touche aussi le commun des mortels. C’est ce que montre l’Italienne Martina Dinato dans sa série Magia Fotografia. Tout le monde est tenté d’embellir la réalité, surtout quand il s’agit de photos de famille. Les photos sont présentées par deux: l’originale, la retouchée. La légende indique les demandes des clients: faire ouvrir les yeux de la demoiselle d’honneur, effacer de la photo une invitée indésirable aimablement nommée “sorcière”, ajouter une dent au marié pour un sourire Colgate au top.

La plus trompe-l’œil : Katherine Longly – Abroad Is Too Far

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Katherine Longly, photographe belge, propose une balade dans les nouvelles villes chinoises. Ces dernières “répondent autant au problème d’urbanisation qu’au désir d’exotisme de la nouvelle génération”. Les architectures reproduisent les canaux vénitiens, la Tour Eiffel ou des villages avec des maisons à colombages dignes d’une carte postale de Bavière. Le tout, à des milliers de kilomètres des originaux.

Plus d’infos : festival Circulation(s)

En cette fin d’année, j’avais envie de me faire plaisir (en espérant qu’il soit partagé). Ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé d’une femme. Je voulais aussi évoquer un univers en l’occurrence un univers fait de douceur, de légèreté, de poésie et un brin hippie. Cet univers est celui de la photographe Maud Chalard. J’ai découvert son travail en entendant parler de son amoureux, le photographe Théo Gosselin. Elle en parle d’ailleurs dans l’interview. Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture et de belles fêtes de fin d’année !

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Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Alors j’ai 24 ans. Je vis sur Paris depuis 4 ans…ce qui est déjà beaucoup trop. J’ai d’abord suivi un BTS Communication Visuelle multimédia à l’école Estienne ainsi qu’un DSAA Design et stratégies de communication. Aujourd’hui je me suis dirigée vers la publicité. Je fais de la photo pour me vider la tête et faire ce que j’aime vraiment sans contrainte.

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Est-ce que tu te rappelles la première fois que tu as eu un appareil photo dans les mains ?

Absolument pas, j’ai une mémoire terrible. En revanche, je suis retombée sur une photo argentique de mon chien prise lorsque je devais avoir 7 ans. Elle est vraiment chouette. Je m’en souviens très bien, je l’avais installé sur une chaise longue avec un parasol et il me regarde bien en face, d’un air pédant. Très bonne retrouvaille.

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Tu photographies à l’argentique ou au numérique ?

J’ai d’abord commencé au numérique. À l’époque j’ai récupéré un d5000 de mon père. J’ai commencé en prenant ma sœur en photo principalement. Puis Théo m’a offert mon premier argentique… Ça a été le coup de cœur ultime ! Tout a pris son sens, depuis je ne travaille plus qu’avec ça.

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J’ai vu que tu as sorti une série de carnets sur les fleurs. Tu as eu une préférence dans les sujets que tu photographies ?

Oui, je porte une attention particulière à la lumière (enfin c’est pas un scoop pour quelqu’un qui prend des photos) et j’essaye toujours d’apporter une certaine sensibilité, poésie et fragilité dans mes photos. J’évite au maximum tout ce qui est mise en scène, retouches à outrance…J’ai une attirance énorme pour la lumière du matin, les corps nus (particulièrement les dos) et les lits… Le trio parfait.

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Si tu devais citer 3 photographes qui t’inspirent…

Mon cher Théo Gosselin, Ryan Mc Ginley, Kevin Russ, Jeff Luker…

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Que peut-on te souhaiter pour cette année à venir ?

Faire de belles photos, trouver un vrai chouette boulot, profiter deux fois plus de mes amis et enfin, le plus important, voyager avec Theo et s’aimer toujours plus fort.