Une ville, un photographe #7. J’avais dit que j’arrêtais et puis finalement…Je suis tellement attachée à cette série qui raconte les villes par le biais des photographes ! Voici donc Budapest en Hongrie par le photographe hongrois Mark Mervai. Son esthétique ne ressemble pas forcément aux univers jusqu’ici développés dans ce blog mais il me paraît toujours intéressant d’élargir le spectre des découvertes, en espérant que vous apprécierez.
– Votre premier souvenir à Budapest ?
Je prenais des images d’un magnifique lever de soleil depuis Buda, avec une vue dominante sur la rive de Pest et le soleil arriva depuis l’horizon.
20150110-img_8131kl
– Trois mots pour décrire la ville ?
Belle, colorée, ouverte.
20141101-img_95712k
– Qu’est-ce que vous préférez photographier dans la ville : les gens, l’architecture, les paysages ? 
Je préfère les paysages, surtout les levers et couchers de soleil. C’est là qu’il y a, pour moi, les plus belles lumières.
img_0478k
– Des endroits intéressants à nous conseiller à Budapest ?
Oui, il y a de nombreux ! Il faut venir et les découvrir par soi-même 🙂
20150416-img_1897k
– Votre moment préféré de la journée ?
Les lumières du matin et du soir.
img_6371k2
– Est-ce que vous pouvez donner à nos lecteurs des bons plans pour manger, se balader etc ?
Le quartier étudiant est l’endroit idéal pour trouver de la street food, pas chère et bonne. Je recommande notamment Kazinczy street, lBuda castle and the Gellert hill et aussi les berges du fleuve pour voir d’incroyables couchers de soleil.
For the English version, click on « more »

Lire le reste de cette entrée »

Publicités
UNE VILLE, UN PHOTOGRAPHE #11. Chers vous, je n’en reviens toujours pas d’avoir mis tout ce temps pour vous faire découvrir la suite et la fin du travail des photographes thaïlandais de Street Photo Thailand ! Désolé ce retard lié à de nombreux changements dans ma vie (je vous épargne les détails, nous ne sommes pas sur un blog mode 😉
Revenons à nos moutons. Les jeunes ou moins jeunes photographes de ce collectif se baladent dans leur ville Bangkok et portent un regard parfois sans concessions avec très souvent beaucoup d’humour notamment dans l’art de photographier des situations cocasses. Chacun avec sa sensibilité nous montre à voir une ville qui détonne. 
Voici le quatrième épisode de la série avec Chatchai Boonyaprapatsara.
 Chatchai1DEF

Premier souvenir photographique à Bangkok ?

Le temple de l’Aube (Temple of Dawn – Wat Arun).

Trois mots pour qualifier cette ville ? Quel beau bazar !

Qu’est-ce que tu préfères prendre en photos les gens/l’architecture/les paysages…? Les gens.
Chatchai4DEF
Quelque chose de particulièrement intéressant à visiter/photographier ? Tout !
​Chatchai_Boonyaprapatsara​_4_classicals_helmets

Ton moment préféré de la journée pour la photographier ?
Avant que tout commence, où l’on voit l’inhabituel.
​Chatchai_Boonyaprapatsara​_3_ugly truth

As-tu un rituel dans la ville ?
Il y a plusieurs endroits où j’aime me rendre : au JJ Market ou dans la Vieille Ville.
Chatchai5DEF

Y a-t-il un réglage particulier ou un type de matériel particulier que tu préconises pour photographier cette ville ?
 J’utilise un Canon Mark II pour les grandes occasions et j’ai toujours sur moi un petit Sony A 6000.
Chatchai7DEF
Un bon plan pour nos lecteurs ? Il faut venir à nos workshop 🙂

Un grand merci au photographe Nicolas Zwarg qui a rendu possibles ces échanges avec les membres du collectif.

For English version, please click on MORE

Lire le reste de cette entrée »

UNE VILLE, UN PHOTOGRAPHE #10. Le mois de février va être marqué, sur ce blog, par une invitation. J’ai demandé aux membres du collectif Street Photo Thailand de me parler de Bangkok, leur ville. Je tiens particulièrement à remercier le photographe Nicolas Zwarg qui a rendu possibles ces échanges avec les membres du collectif. Comme ils sont plusieurs, leurs réponses seront publiées tout au long de ce mois de février. Voici le troisième épisode de la série avec Akkara Naktamna.

AkkaraNaktamna0

Premier souvenir photographique à Bangkok ?

Après avoir vu Pecker, un film hollywoodien sur un photographe de rue, j’ai acheté une pellicule noir et blanc, et j’ai photographié dans Bangkok. Le résultat n’était vraiment pas terrible, j’ai abandonné après ça.

AkkaraNaktamna7

Trois mots pour qualifier cette ville ?

Bruyante, contrastée et fun.

AkkaraNaktamna3

Qu’est-ce que tu préfères prendre en photos les gens/l’architecture/les paysages…?

Les gens et tout ce qui concerne les gens.

AkkaraNaktamna8

Quelque chose de particulièrement intéressant à visiter/photographier ?

Autour du Grand Palais, et pas dans le Grand Palais.

AkkaraNaktamna1

Ton moment préféré de la journée pour la photographier ?

Quand je suis en train de shooter quelqu’un…quand je photographie les autres.

AkkaraNaktamna4

As-tu un rituel dans la ville ?

Marcher, regarder et photographier.

AkkaraNaktamna6

Y a-t-il un réglage particulier ou un type de matériel particulier que tu préconises pour photographier cette ville ?

Maintenant, je prends toujours avec moi un compact, c’est plus facile pour prendre des photos.

AkkaraNaktamna2

Un bon plan pour nos lecteurs ?

Se promener dans une ‘Soi’.

Note de Nicolas Zwarg : « a Soi » (prononcer Soye) est une petite rue perpendiculaire aux grands axes dans les villes thaïlandaises​. Elles sont de tailles très variées, de la rue classique comme nos rues ici à la petite allée presque piétonne. C’est dans les Soi qu’on peut commencer à ‘pénétrer’ le cœur de Bangkok et découvrir des personnes et des environnements typiques, photographiquement très intéressants.

For English version, please click on MORE

Lire le reste de cette entrée »

UNE VILLE, UN PHOTOGRAPHE #9. Le mois de février va être marqué, sur ce blog, par une invitation. J’ai demandé aux membres du collectif Street Photo Thailand de me parler de Bangkok, leur ville. Je tiens particulièrement à remercier le photographe Nicolas Zwarg qui a rendu possibles ces échanges avec les membres du collectif. Comme ils sont plusieurs, leurs réponses seront publiées tout au long de ce mois de février. Voici le troisième épisode de la série avec Noppadol Weerakitti.

NoppadolWeerakitti1

Premier souvenir photographique à Bangkok ?

Quand j’ai appris par moi-même la street photography. J’étais captivé par cette notion que la street photography est le fait de rendre des scènes de vie quotidiennes en des photos extraordinaires ». Pour moi, à cette époque, les embouteillages à Bangkok étaient vraiment quelque chose de barbant. Je me suis donc mis au défi d’en faire des photos extraordinaires. Quand j’étais plongé au coeur du trafic dans les rues de Bangkok, j’ai pu voir l’âme de cette ville.

NoppadolWeerakitti4

Trois mots pour qualifier cette ville ?

Un chaos positif / Le melting pot de l’Est / Embouteillages

Qu’est-ce que tu préfères prendre en photos les gens/l’architecture/les paysages…?

Je préfère capturer la façon dont les gens réagissent à ce qui les entourent.

NoppadolWeerakitti

Quelque chose de particulièrement intéressant à visiter/photographier ?

Chinatown, Siamsquare, Sanamluang, Banglumpoo.

Ton moment préféré de la journée pour la photographier ?

Mon moment préféré ? Tôt le matin quand les gens vont travailler, à ce moment-là la rue est le plus animée.

NoppadolWeerakitti6

As-tu un rituel dans la ville ?

Oui. Je commence toujours par une marche dans la rue lentement, me baladant en cherchant quelque chose qui entre en résonance avec mon intérieur ou mon subconscient. Je peux prendre des photos ça et là pour me mettre dans l’ambiance. Quand je suis dedans, c’est comme si j’entrais en méditation avec mon appareil, les images défilent devant mes yeux et souvent je rentre avec un sentiment de satisfaction chez moi. Malheureusement, ça n’arrive pas souvent.

NoppadolWeerakitti5

Y a-t-il un réglage particulier ou un type de matériel particulier que tu préconises pour photographier cette ville ?

Aucun en particulier. Comme pour les autres lieux, un petit appareil et un petit objectif sont préférables à des gros. En règle générale, les touristes ou les photographes étrangers peuvent travailler plus facilement que nous, les locaux.

NoppadolWeerakitti2

Un bon plan pour nos lecteurs ?

Pour se faciliter la vie, il faut être relax et sortir avec état d’esprit ouvert aux échanges culturels. Je recommande la street food à soi sukhumvit 38 (BTS: Thonglor station). Il faut voir aussi les lieux situés dans la vieille ville comme le quartier de Banglumpoo sur la route de Phraarthit où tu trouveras différentes scènes culturelles (traditionnelle et moderne), de nombreux petits restaurants sympas et des petites boutiques.

For English version, click on MORE

Lire le reste de cette entrée »

UNE VILLE, UN PHOTOGRAPHE #8. Le mois de février va être marqué, sur ce blog, par une invitation. J’ai demandé aux membres du collectif Street Photo Thailand de me parler de Bangkok, leur ville. Je tiens particulièrement à remercier le photographe Nicolas Zwarg qui a rendu possibles ces échanges avec les membres du collectif. Comme ils sont plusieurs, leurs réponses seront publiées tout au long de ce mois de février. Pour ce second épisode, la fille du collectif Tipawan Gatesomboon se prête au jeu.

Tip-bureaux

Premier souvenir photographique à Bangkok ?

Pour répondre à ta question, j’ai dans la tête une image d’une foule de salariés dans les transports qui vont au travail. C’est très ennuyeux du coup j’ai l’habitude de sortir de chez moi assez tard.

Tap-Enfant-sur-le-Toit

Trois mots pour qualifier cette ville ?

A really « fucking town »….Une vraie « putain de ville » !

Tip-Balais

Qu’est-ce que tu préfères prendre en photos les gens/l’architecture/les paysages…?

Même si Bangkok est ennuyeuse et mauvaise, tu trouveras toujours des choses amusantes à photographier.

Tip-Ours

Quelque chose de particulièrement intéressant à visiter/photographier ?

Il faut aller voir des concerts de musiques traditionnelles, des groupes de Looktoong ou de Morlum. Généralement, ils se produisent lors du Temple festival. Tu es sûr de t’amuser.

Tap-Foule-assise-avec-Moine

Moment préféré de la journée pour la photographier ?

Quand je pars pour faire de la photo de rue et que j’arrive à faire la meilleure photo du jour.

Tip-Bus-Bleu

As-tu un rituel dans la ville ?

J’aime aller dans les endroits les plus joyeux de la ville pour voir des gens heureux.

Tip-Fille-Qui-sourit

Y a-t-il un réglage particulier ou un type de matériel particulier que tu préconises pour photographier cette ville ?

J’utilise habituellement le 5D Mark pour mon travail de tous les jours. Mais parfois je prends le Fuji X100 pour plus de souplesse et de rapidité.

Tip-Soiree

Un bon plan pour nos lecteurs ?

Il faut aller au festival dans les temples ou dans n’importe quel festival qui a lieu dans la ville. Ce sont des moments remplis de joie et de fun, j’adore ça !

Tip-Sur-le-Feu

 

For English version, click on MORE

Lire le reste de cette entrée »

UNE VILLE, UN PHOTOGRAPHE #7. Le mois de février va être marqué, sur ce blog, par une invitation. J’ai demandé aux membres du collectif Street Photo Thailand de me parler de Bangkok, leur ville. Je tiens particulièrement à remercier le photographe Nicolas Zwarg qui a rendu possibles ces échanges avec les membres du collectif. Comme ils sont plusieurs, leurs réponses seront publiées tout au long de ce mois de février. Commençons par Sarawut Taeosot.

SarawutTaeosot-Bascule

Premier souvenir photographique à Bangkok ?

J’ai acheté mon premier appareil photo ici. Après avoir fait plusieurs tests devant le magasin, le vendeur me demande la vitesse et l’ouverture que j’ai choisies. « Je ne sais pas », lui ai-je répondu. Avec un grand sourire de vainqueur, il m’a dit « c’est ce que tu devrais savoir mec… ».

SarawutTaeosot

Trois mots pour qualifier cette ville ?

Trépidante, diverse, gluante (on le ressent bien sur la peau).

Sarwuttaesot12

Qu’est-ce que tu préfères prendre en photos les gens/l’architecture/les paysages… ?

Tout ce qui est étrange.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Un quartier particulièrement intéressant à visiter/photographier ?

Le centre-ville.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Moment préféré de la journée pour la photographier ?

Se balader dans le centre de la ville de 1h à 7h du matin avec Mr. Visit Kulsiri.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

As-tu un rituel dans la ville ?

Marcher, boire (de l’eau, en général…), manger, marcher…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Y a-t-il un réglage particulier ou un type de matériel particulier que tu préconises pour photographier cette ville ?

Pour moi, on peut utiliser tout type d’appareil et de réglage à partir du moment où l’on est à l’aise avec. Mais je ne suis pas sûr que Monsieur le vendeur d’appareils photo répondrait la même chose !

Sarawiuttaeosot11

Un bon plan pour nos lecteurs ?

Khao san road est fantastique, surtout le soir.

 

For English readers, please click on MORE

Lire le reste de cette entrée »

UNE VILLE, UN PHOTOGRAPHE #6. Cette fois, ce n’est pas un photographe professionnelle mais une artisane qui fait des produits de beauté de façon artisanale à Montréal. Celia a créé sa marque Cucamanga d’huiles essentielles, de savons et de produits pour la peau. Elle s’est installée à Montréal au Québec et nous raconte sa ville.

Montreal4

Premier souvenir photographique à Montréal ?
Les murs en briques, les murs peints et les escaliers extérieurs en spirale. Les différentes lignes, couleurs et formes.

Montreal6

Trois mots pour qualifier cette ville du Québec ?
Artistique, belle, ville des amants.

Montreal5

Qu’est-ce que tu préfères prendre en photos les gens/l’architecture/les paysages… ?
Je préfère photographier l’architecture -il y a une telle collection de surfaces différentes-. Ce que j’aime c’est démêler la beauté intrinsèque de la ville avec des portraits de gens.

Montreal2

Un quartier particulièrement intéressant à visiter/photographier ?
Une des choses que je préfère faire c’est de partir à la recherche des ruelles vertes à Montréal. Ce sont les bijoux cachés dans cette magnifique jungle de béton.

Montreal9

Moment préféré de la journée pour la photographier ?
La lumière matinale. Tous les matins, j’enfile un pantalon et je sors mon chien pour une petite marche. Peu importe mon humeur, la façon dont la lumière frappe la ville me donne l’impression d’être dans une photo.

Montreal8

As-tu un rituel dans la ville ?
En vivant ici depuis plusieurs années, j’ai pris l’habitude de marcher le long du Mont royal, de toutes les boutiques, de regarder les gens à travers les fenêtres des cafés ou ceux qui sont dans la rue. Il y a tant d’émotions à regarder ! Il y a tant de beaux souvenirs à capturer.

Montreal3

Y a-t-il un réglage particulier ou un type de matériel particulier que tu préconises pour photographier cette ville ?
Comme Montréal a des cultures variées, tous les types (d’appareil et de réglages) apportent leur propre vision de cette ville.

Montereal1

Tes bons plans pour bien manger, boire et pour se balader ?
Il y a un chouette café, le Café dépanneur. Il y a tout le temps des groupes qui jouent en live. Je me pose là-bas avec un ami, en buvant un thé et en écoutant ce que les musiciens locaux nous ont apporté.

 

English version, here >>>

Lire le reste de cette entrée »

UN PAYS, UN PHOTOGRAPHE #1. En ces temps de vacances, le photographe Guillaume Flandre nous fait voyager au Maroc. A cette occasion, la rubrique « Une ville, un photographe » de ce blog se transforme en « Un pays, un photographe ». Bonne lecture !

Guillaume-Flandre-3

Premier souvenir photographique là-bas ?
La place Jemaa el-Fna de Marrakech sans aucun doute. Je suis arrivé au Maroc de nuit, en plein au coeur de la place principale de Marrakech.
Les lumières de cet endroit, noir de monde, sont magnifiques: les fruits multicolores, le coucher de soleil rose qui recouvre le ciel, les habitants qui mangent au milieu de la place et vendent une quantité impressionnante d’objets en tout genre, la fumée qui s’échappe des cuisine.
Avant même d’explorer plus de parties de la ville, j’ai pris mon appareil photo en main et j’ai passé une demi heure à photographier tout ce que je pouvais de cette atmosphère très particulière.
Guillaume-Flandre-Jamaa
Trois mots pour qualifier le Maroc ?
Varié, coloré, vivant.
Guillaume-Flandre-souk
Qu’est-ce que tu préfères prendre en photos ici les gens/l’architecture/les paysages… ?
Malgré le fait qu’il soit assez difficile de prendre des portraits des Marocains, la plupart n’appréciant pas qu’une personne qu’ils ne connaissent pas les photographie, il serait difficile de s’intéresser à ce pays sans y inclure ses habitants.
C’est ce que j’ai préféré, photographier les Marocains dans leur environnement, que ce soient les petites rues des médinas ou les souks bondés et baignés de lumière. L’architecture est également très intéressante, avec des bâtiments très colorés ou usés par le temps. Les mosquées sont également magnifiquement décorées.
Guillaume-Flandrechefchaouen
Un endroit/une ville particulièrement intéressants à visiter/photographier ? 
Il ne faut pas passer à côté de Chefchaouen. Cette ville n’est pas forcément la plus classique, et les guides n’en parlent que brièvement mais certains bus s’y arrêtent, et ça vaut le détour.
La partie inférieure des bâtiments de la médina est peinte en bleu ce qui la rend très photogénique.
Guillaue-Flandre-1

Le moment préféré de la journée pour photographier le Maroc ?
A midi dans les souks, lorsque la lumière perce les toits et forme des rayons de soleil à couper le souffle. Les couchers et levers de soleil sont également particulièrement colorés, je conseille donc de s’aventurer aux alentours des endroits les plus scéniques à ce moment de la journée.
Guilluame-Flandre-marche

As-tu un rituel sur place ?
En voyage j’essaye toujours de faire en sorte que chaque jour soit différent et de découvrir une autre partie du pays.
Mais on peut dire que mon rituel était de manger un msaman tous les matins dans un souk pour bien commencer la journée.
guillaume-Flandre-drapeau
Y a-t-il un réglage particulier ou un type de matériel particulier que tu préconises pour photographier ce pays ? 
En voyage, j’essaye de m’embarrasser du moins de matériel possible. J’utilise donc un zoom Sigma 18-50 f2.8 très lumineux et polyvalent qui permet d’avoir un angle relativement grand pour les photos d’architecture ou de paysages et fait également l’affaire pour capturer des portraits.
Pour les fans de bokeh, le Maroc présente énormément d’occasions de se faire plaisir, la lumière y étant magnifiques. Je conseille donc d’emporter un objectif à grande ouverture !
Guillaume-Flandre-toits
Tes bons plans ? 
Pour bien manger : Villa Flore à Marrakech fait de la très bonne cuisine marocaine revisitée dans la très belle cour d’un riad. Il faut aussi absolument essayer le msaman dans les rues de n’importe quel souk.
Pour prendre un verre : la terrasse de l’hôtel Nord-Pinus de Tanger qui présente une des meilleures vues de la méditerrannée et de la médina et d’où on peut voir l’Espagne.
Pour se balader : les souks de Fes sont magnifiques, il faut y passer des heures !

 

UNE VILLE, UN PHOTOGRAPHE #5. Après Lisbonne, un autre photographe du Collectif Off Source nous fait découvrir une ville. Nicolas Datiche s’est installé, il y a quelques mois, à Tokyo. Il connaissait déjà la capitale japonaise avant de s’y établir. Pour Photosmatons, il nous livre ses coups de cœur.

Deux Japonaises en kimono marchent dans le marché aux poissons de Tsukiji.

Premier souvenir photographique à Tokyo ?

Mon premier souvenir photographique au Japon, coïncide avec mon premier séjour ici. Il y a bien longtemps déjà…De mémoire, cela devait être en 2005. A cette époque j’étais étudiant aux Langues’o à Paris, et venir au Japon était la continuité de ma formation universitaire. Et quand j’y repense c’est assez drôle…Outre le fait que ce soit la première rencontre avec ce pays que l’on connaît surtout par le biais de clichés, il y a aussi le fait qu’à l’époque je n’étais pas du tout photographe. Je me rappelle qu’avec mon antique Nikon coolpix 3,2 millions de pixels, j’immortalisais mes souvenirs de vacances. Même avec ce petit appareil, je me suis fait plaisir à photographier ici. Je suis resté un mois à Kyoto dans le centre du pays, puis 5 jours à Tokyo. J’ai pris mon premier uppercut en arrivant dans la capitale.

tokyoville012

Trois mots pour qualifier la capitale japonaise ?

Gigantesque tout simplement car c’est la plus grosse ville du monde. Si l’on prend l’agglomération de Tokyo et Yokohama, il y a 30 millions d’habitants (la moitié de la France).
Verte car on a souvent l’image de Tokyo comme d’une ville de gratte-ciels, de trains bondés et d’écrans géants. Mais il suffit de se promener un peu pour voir la richesse de la nature dans la ville. Entre les parcs, les temples et les sanctuaires c’est une ville très verte. Au cœur des quartiers frénétiques que sont Shinjuku et Shibuya il suffit de marcher 5-10 minutes et de tomber sur une rue résidentielle où les habitants ont garni le pas de leur porte de fleurs ou de petits arbustes.
Électrique car entre les trains, les écrans et les enseignes, cette ville se drogue à l’électricité. Si tu ajoutes l’utilisation des téléphones portables, tu as l’impression que la capitale est branchée en permanence. Les grands noeuds de la ville ne dorment jamais, juste la population change.

Une petresse Shinto dans le sanctuaire Meiji

Qu’est-ce que tu préfères prendre en photos les gens/l’architecture/les paysages… ?

Je vais répondre un peu comme mes confrères photojournalistes, l’humain s’impose forcement dans ma narration. N’étant pas japonais, ni résidant depuis longtemps les gens dans cette ville sont, dans le sens anthropologique, exotiques pour moi. Mais je me surprends à prendre en photo des bâtiments aussi. Et, pour les paysages, il y aura forcement un bâtiment dans le cadre.

Shibuya, ville jeune par définition où la vie ne s'arrete jamais.

Un quartier particulièrement intéressant à visiter/photographier ?

Un quartier, seulement un ? Cette question est bien trop difficile. Je vais donner mon tiercé gagnant : d’abord Shinjuku c’est un des coeurs de la ville. Entre les sièges des firmes, l’activité économique et son rythme nocturne, ce quartier offre un spectre de possibilités photographiques quasiment sans fin. Mais il y aussi le quartier de Ueno avec son zoo et son rythme plus lent, dont certain endroit ont inspiré le mangaka de Ghost in the shell. Et pour visiter, il y a les grands classiques mais qu’il faut voir, le Palais Impérial au coeur de la ville et son immense jardin, le sanctuaire Meiji, à deux pas de la folle Shibuya, et son impressionnant bois de pins (pas sur pour le type d’arbre) et le marché aux poissons de Tsukiji (il faut en profiter avant qu’il ne soit déplacer en grande banlieue).

Vue de Tokyo prise depuis la Mairie, avec la silhouette du Mont Fuji

Moment préféré de la journée pour la photographier ?

Je sais pas si c’est à cause de mon incapacité à me lever tôt mais j’adore faire des photos en fin d’après-midi au Japon. Il fait nuit très tôt, donc le soleil commence à se coucher vers 17 heures l’été. A partir de là, tu peux vraiment te faire plaisir. Entre les reflets dans les vitres des gratte-ciels, la silhouette du Mont-Fuji et une lumière rasante c’est du bonheur. Et après tu enchaînes directement sur la nuit, ses lumières et son ambiance. Faire des photos de nuit au Japon n’est pas un problème, ça doit être le pays le plus sûr du monde.

Les Japonais sont des ultra-consommateurs de telephone portable.

As-tu un rituel à Tokyo ?

A chaque fois que je viens dans cette ville, j’adore prendre le monorail. C’est une ligne automatique (comme la ligne 14 à Paris) qui relie la terre ferme à une île artificielle Odaiba (où il y a le robot Gundam à l’échelle 1/1). Il y a une vue incroyable sur la capitale depuis la mer.

La ville est en perpetuelle construction ou reconstruction.

Y a-t-il un réglage particulier ou un type de matériel particulier que tu préconises pour photographier cette ville ?

Je pense qu’avec un 24-70 on peut tout faire ici. Car l’architecture de la ville impose le 24 mais la taille de la mégalopole impose le 70. Et aussi photographier léger, il est très agréable de se balader ici mais la ville est grande donc il faut marcher. Les transports sont souvent pleins… Le sac rempli de matos, clairement il faut oublier. Je me déplace toujours avec un seul boîtier et une ou deux optiques maximum.

tokyoville011

Tes bons plans pour bien manger, boire et pour se balader ?

Pour se balader le Sanctuaire Meiji et le long du canal à Ochanomizu, le calme dans la ville. Je pense que le Japon c’est le pays « du manger », tu peux manger bien et pas cher partout dans la capitale japonaise. Mais il faut aller à Asakusa pour manger « Manjyayaki », c’est culturel et c’est bon. Et le soir pour boire un verre il faut aller à « Goldengai », petit îlot de résistance au coeur de Shinjuku. De résistance car sur un bloc de trois rues sur trois, il n’y a que des petites « Nomiya » (petit bar de 7/8 places). La pression immobilière augmente chaque année. En plus, c’est un endroit calme à une rue de Kabuki-cho, le quartier rouge de Tokyo.

tokyoville015

Comment dit-on bienvenue en japonais ?  ようこそ (yôkoso)

Légendes (de haut en bas) : Deux Japonaises en kimono marchent dans le marché aux poissons de Tsukiji  ///  Une ferme urbaine sur l’ile artificielle d’Odaiba, où l’on peut voir Tokyo la gigantesque au loin ///Une prêtresse Shinto dans le sanctuaire Meiji /// Shibuya, ville jeune par définition où la vie ne s’arrête jamais /// Vue de Tokyo prise depuis la Mairie, avec la silhouette du Mont Fuji /// Les Japonais sont des ultra-consommateurs de téléphone portable /// La ville est en perpétuelle construction ou reconstruction /// Un bar où l’on consomme debout (Tachi-nomi) dans la pure tradition des années 70 dans le quartier de Shibuya /// Un homme traverse les petites ruelles de Golden Gai, pleins de petits bars sont ouverts le soir seulement à deux pas du quartier rouge de Shinjuku.

Retrouvez le travail du photographe Nicolas Datiche sur son site : http://www.nicolasdatiche.com/

UNE VILLE, UN PHOTOGRAPHE #4. Les vacances approchent. Pour ceux qui n’ont pas encore d’idée de destination, voici un peu d’inspiration… Le photographe Xavier Malafosse, membre du collectif OFF source, nous promène dans Lisbonne. Xavier connaît bien les charmes de la capitale portugaise. La ville est l’un de ses points d’attache avec Montpellier. Je vous laisse donc entre de bonnes mains.
Bom viagem queridos leitores  ! (bon voyage chers lecteurs).

"Mieux vaut baiser que fuir !"

Premier souvenir photographique à Lisbonne ?

Première visite au Portugal en octobre 2012, pour retrouver une amie. Etant fauchés tous tes deux, nous nous débrouillons pour embarquer une passagère dans notre voiture de location, pour partager les frais depuis Porto. Arrivés sur Lisbonne, nous pensons aller voir le coucher du soleil sur le Tage, mais notre passagère nous contraint à un détour, et je la maudis en secret, coincé dans les bouchons. Arrivant à proximité du Parlement, nous sommes piégés par une manifestation contre la Troïka. Je me dis alors que le soleil sera toujours là demain, et j’insiste pour nous arrêter dix minutes, le temps de faire quelques images.
Finalement, nous passons dix heures aux abords du Parlement, pour ce qui allait être une des manifestations les plus violentes depuis la Révolution des OEillets, en avril 1974. Au milieu de la nuit, en pleine charge policière, je suis le seul photographe présent. Ce soir-là, je réalise plus que jamais la place du facteur « chance » dans la photographie.

Dans le quartier Alfama

Trois mots pour qualifier Lisbonne ?

Rythme, soleil et tramway…
Lisbonne a un rythme que je n’arrive pas à définir… Tout à la fois très accueillante mais désertée par ses habitants, du fait de la crise économique qui frappe de plein fouet le pays. La ville est à mi-chemin entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique latine, à la fois joyeuse et triste, empreinte de cette saudade si chère aux Portugais, et tellement intraduisible aussi.
C’est aussi l’une des capitales européennes du soleil, et par je ne sais quel miracle, sans doute grâce au relief arpenté de la ville, le ciel me semble aussi grand que dans certaines plaines d’Afrique. On trouve toujours un hoziron à contempler depuis l’un des nombreux miradouros (belvédères), et selon l’heure et l’intensité du soleil, on découvre un nouveau visage de la ville à chaque nouvelle ascension.
Les tramway sont omniprésents dans le coeur de Lisbonne, avec la célèbre ligne 28 si prisée des touristes, qui vous permet de passer d’une hauteur à une autre par les rues les plus pittoresques de la ville. Ils donnent un côté San Francisco à la ville, renforcé par la présence du Pont du 25 Avril, sorte de petit clone du Golden Gate. C’est aussi pour moi l’un de plus grands mystères du Portugal : comment diable se conduisent ces tramways avec une seule commande qui tourne en tous sens ?

Un belvédère dans le quartier Alfama

Qu’est-ce que tu préfères prendre en photos ici les gens/l’architecture/les paysages… ?

Dans l’absolu, je préfère l’humain, toujours. Du portrait aux scène de rue. Et le paradoxe, c’est que finalement, j’ai fait très peu de portraits dans la ville, seulement d’amis. Je ne suis pas encore allé à la rencontre des Lisboètes, pas assez à mon goût. Mais les mélanges d’architecture, les reliefs importants, l’ancien qui se fond avec le moderne, et surtout la lumière si douce et changeante d’une rue à l’autre, sont propices aux scènes de
rue. C’est la direction dans laquelle j’aimerais aller.

Cathédrale Santa Maria Maior

Un quartier particulièrement intéressant à visiter/photographier ?

Sans aucun doute, Alfama. C’est l’un des plus anciens quartiers de Lisbonne, avec son architecture chaotique, son dédale inextricable de rues escarpées et son allure de casbah, héritage de la domination musulmane.
Dans ce quartier populaire, le linge est étendu jusque sur les places publiques, désertes quand le soleil brille, mais surpeuplées les dernières nuits du printemps : lors des fêtes des saints, notamment celle d’Antoine de Padoue, une foule disparate danse et boit sur des rythmes endiablés jusqu’aux premières lueurs du jour.
Pour vous perdre dans Lisbonne, c’est l’endroit parfait : on peut y déguster des sardines grillées dans de minuscules restaurants et finir la nuit dans une casa de fado, tout en faisant abstraction du temps qui s’écoule.
Mais attention de ne pas rester trop longtemps dans les ruelles du quartier, car le retour dans le tumulte d’une ville nord-européenne sera difficile…

Pont du 25 Avril

Moment préféré de la journée pour la photographier ?

C’est bien la première fois que je ne fais pas preuve de sectarisme pour les heures de shooting : Lisbonne se prête à la photographie quelle que soit l’heure de la journée ou de la nuit. La ville est lumineuse et aérée, mais compte suffisamment de recoins, de petites places, de points d’observation et d’arbres géants, comme les jacarandas, pour permettre d’éviter une lumière trop dure. Le climat océanique fait parfois naître à la tombée de la nuit une sorte de brume maritime et donne une allure de petite Irlande à certaines des ruelles. En bref, chaque heure de la journée donne une nouvelle ambiance à la ville.

Miradouro da Graça, Noël 2012

As-tu un rituel dans la ville ?

Cela touche à l’obsession, mais aussitôt arrivé dans Lisbonne, je n’ai qu’une idée en tête : manger un ou plusieurs pasteis de nata, sorte de « flan augmenté » comme le disait une amie conquise par cette pâtisserie locale, que l’on déguste saupoudrée de cannelle. Ayant appris à dire le chiffre « trois » avant les autres, j’ai dû me résoudre à ne plus les commander que par un. Cette douceur comptant quelques millions de calories à chaque bouchée.
Et tant qu’à me poser un peu, le temps de prendre le rythme de la ville, je préfère que ça soit sur l’un des belvédères de la ville. Le Miradouro da Graça a pour moi une saveur particulière, peut-être à cause d’une histoire de cœur, ancienne ou future, le temps le dira… Mais il vaut le coup d’oeil, je vous laisse en juger !

Place de l’église São Miguel, toujours à Alfama

Y a-t-il un réglage particulier ou un type de matériel particulier que tu préconises pour photographier cette ville ?

J’ai à ce jour beaucoup travaillé avec mon Canon 16-35mm F/2.8, à défaut d’avoir le 24mm F/1.4 de mes rêves. Lisbonne, plus que de nombreuses autres villes, se prête aux paysages urbains et aux scènes de rue, donc au grand angle : c’est la seconde plus ancienne capitale d’Europe, avec une histoire trois fois millénaire, un passé glorieux de conquêtes et d’explorations, une abondance de monuments remarquables et de reliefs.
Si de manière générale j’aime travailler avec un grande ouverture, c’est à Lisbonne que j’ai commencé à me dire qu’il serait parfois nécessaire de changer mon approche, car le second plan est souvent aussi intéressant que mon sujet de premier plan.

8

Tes bons plans (genre deux ou trois adresses pour bien manger, boire aussi et pour se balader) ?

Pour le déjeuner, je pense à un tout petit restaurant, O Eurico, sur les hauteurs d’Alfama, avec une ambiance et des plats typiquement lisboètes. Pour le dîner, je préfère l’Estrela da Bica, dans le Chiado, avec sa cuisine expérimentale et son service assuré même aux horaires les plus improbables. Pour manger des pasteis de nata, il y a la boutique Nata, cachée derrière une minuscule vitrine, face à la bibliothèque Camões, où l’on peut rapidement devenir addict. Tous ces lieux, je les ai découverts grâce à un petit groupe d’amis, guides à la carte dans les ruelles de Lisbonne. Pour les trouver, cherchez « What About Lisbon » sur un moteur de recherche : ils ne manqueront pas de vous conseiller où boire un verre, et connaissent aussi quelques ruelles et places ombragées pour danser ou bouquiner…

Question subsidiaire : comment dit-on « bienvenue » en portugais ?

Ça dépend ! Pour mesdames, c’est bem-vinda, et pour messieurs, c’est bem-vindo !

Légendes (de haut en bas) : « Mieux vaut baiser que fuir ! »  ///  Dans le quartier Alfama /// Un belvédère dans le quartier Alfama /// Cathédrale Santa Maria Maior ///  Pont du 25 Avril /// Miradouro da Graça, Noël 2012 /// Place de l’église São Miguel, toujours à Alfama /// Soir de Noël dans les rues de Lisbonne

Le site de Xavier ici  : http://xaviermalafosse.photoshelter.com/gallery-list