C’est l’été ! Tout est permis, et même de sortir des sentiers de la photographie pour vous faire partager quelques-unes de mes découvertes.

Le cageot est un art. Le plasticien breton Jean-Yves Pennec en est persuadé et s’en amuse, depuis bientôt 25 ans, dans ses œuvres. La galerie Confluence, basée à Quimper, vient de lui consacrer une grand et belle exposition. Le cageot, objet banal du quotidien, prend une dimension nouvelle sous l’oeil de Jean-Yves Pennes. L’artiste le déconstruit, coupe et recoupe. Comme pour un puzzle, une fois que l’on a rassemblé toutes les pièces, les formes prennent sens et les couleurs se marient. La démarche qui n’est pas sans rappeler le pop-art.

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Le Grand Palais accueille jusqu’au 3 août une rétrospective sur le travail du Trublion de la mode. L’exposition qui a été créée avec le concours du musée des Beaux-Arts de Montréal s’est installée à Paris, après avoir fait escale dans de nombreuses villes. Elle permet de découvrir l’univers créatif et fantasque de Jean-Paul Gaultier grâce à des pièces, photos, vidéos et documents inédits.

Maître dans l’art du « mix and match », Jean-Paul Gaultier possède et cultive cet incroyable talent de revisiter ce qui l’entoure. Depuis ses débuts dans les années 70, le couturier né à Arcueil absorbe, digère et réinterprète la couture avec un certain art du paradoxe qu’il partage avec enthousiasme.

Le couturier est un personnage à part entière de la culture pop, connu pour ses réinterprétations de la marinière, ses jupes pour hommes et ses mannequins aux visages et aux mensurations parfois hors-normes (en 2010, il a fait défiler Beth Ditto, la chanteuse obèse de Gossip). Il découle de cette créativité débordante une certaine vision du monde. Le créateur observe les codes, les ingère, en joue, les mélange (le fameux « mix and match ») pour in fine livrer sa version des faits.

Asticoter les codes

Dans la planète de Jean-Paul Gaultier, on porte le tatouage sur ses vêtements et non directement sur le corps, un sac poubelle peut se transformer en robe de soirée portée avec des bijoux hors de prix, le tutu s’échappe de la salle de danse et devient une jupe du quotidien, la marinière retrouve son potentiel érotique gay. Le parfum Le Mâle (un best seller) est enfermé dans une boîte de conserve. Là encore, le couturier asticote les codes en vendant un produit de luxe par excellence dans un objet si trivial (la boîte de conserve).

Quand on demande aux historiens de la mode quelle est l’empreinte que laissera le Trublion de la mode dans l’histoire de la discipline, ils expliquent que c’est précisément cette « esthétique du paradoxe » qui marquera.

A voir : le très bon documentaire « Jean-Paul Gaultier travaille » de Loïc Prigent.
Photos Photosmatons.

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