Après avoir vogué par monts et par vaux, la plasticienne Marion Zylberman a posé ses valises à Penmarc’h, dans le Finistère. Elle a beaucoup travaillé à la peinture à l’huile jusqu’en 1982. Elle croque depuis dans des carnets les paysages qui l’entourent lors de ses voyages ou dans son environnement quotidien.  Mexique, Corse, Méditerranée, Açores, aux Pays-Bas, les destinations ne manquent pas…La médiathèque des Ursulines à Quimper organise une exposition de certaines de ses oeuvres. 

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Coil est un magazine en ligne consacré à la photographie en noir et blanc. Il a été créé par deux Grecs : Ilias Georgiadis et d’Iraklis Dimitriadis. J’ai publié une interview de ces deux créateurs (ici).
Tous deux 
partagent une certaine idée de la photographie : ils sélectionnent et compilent des travaux de photographes, émergents ou installés, proches de leur univers.
La suite de cet entretien n’avait pas été mise en ligne. La voici (mieux vaut tard que jamais, dit-on…). 

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Quel est le processus pour créer un numéro de Coil ?

On commence par faire une sélection de photographes. Après ça on se penche sur la mise en pages des photos, de l’enchaînement des images, de la taille des photos…On essaye de travailler la mise en page avec les photographes en leur demandant leur avis et comment ils imaginent la présentation de leur travail.

Beaucoup de nos contributeurs ont déjà des avis tranchés sur le nombre de photos et l’agencement des séquences. Parfois, nous recevons les photos en vrac et disposons d’une liberté totale pour la mise en page. Il peut s’agir de centaines ou de milliers de photos. Puis, nous envoyons à chaque photographe une maquette pour qu’il voit comment son travail est présenté. Enfin, nous réalisons les derniers ajustements et compilons le tout en un numéro.

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Sur votre site, vous parlez de votre tentative « d’explorer et de comprendre certains styles photographiques » : de quels styles photographiques s’agit-il exactement ? Comment définiriez-vous ce que vous aimez et le type de photographie que vous voulez promouvoir ?

Dans ce projet, nous voulions travailler avec des photographes qui sont proches de nos sources d’inspiration. Il faut avant tout qu’il y ait un rapport avec la photo noir et blanc. On préfère les photos réalisées à l’argentiques sans toutefois exclure les photos faites au numérique.

Voici quelques photographes que nous admirons et qui nous inspirent : Michael Ackerman, Daido Moriyama, Anders Petersen, Klavdij Sluban,

L’ouvrage photographique de Masahisa Kukase « Karasu » nous a particulièrement emballé. Nous avons aussi été marqué par le magazine Provoke quand nous l’avons découvert, c’est clair que ça a vraiment inspiré l’idée de Coil.

Nous recherchions donc des photographes proches de ça mais avec leur propre univers, des photographes qui ne se contentent pas de copier le style des autres mais qui ont un regard sincère et unique sur les choses.

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Vous publiez le travail de Michael Ackerman (dont je suis fan). A-t-il été dur à convaincre ?

Dans le 3e numéro de Coil, nous publions le travail du photographe Stéphane C. Il nous a parlé du Temps Zero Project dont il est le curateur. Ce projet propose des projections de photos avec des concerts et exposent les travaux de chouettes photographes connus ou émergents.

Quand nous avons découvert le projet, on s’est dit que ce serait une bonne idée de présenter les photographes qui à ces projections. L’idée était aussi de créer une atmosphère qui se rapproche le plus possible de l’esprit des projections.

Nous en avons discuté avec Stéphane et avons décidé de consacrer 2 numéros au Temps Zero Project. Michael Ackerman faisait partie des photographes. Le fait qu’il accepte de participer nous a procuré beaucoup de joie. Il est l’une de nos plus grandes inspirations tant au niveau personnel qu’au niveau du projet Coil.

 

Crédits photos : Couverture de Coil 03 (©Dimitris Triantafylloui), Couverture de Coil 04 (©Olivier Pin), Couverture de Coil 05 (©Ester Vonplon).

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C’est un nouveau-né qui a besoin d’un petit coup de pouce. Pour boucler sa programmation, le festival Influence(s) a lancé une collecte sur KissKissBankBank. La 1ère édition de la manifestation qui se déroulera à Bouchemaine (49) se concentrera sur l’Egypte. Interview de Thomas, l’un des organisateurs. 
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C’est la première édition d’Influence(s). Comment avez-vous décidé de créer ce festival ? 
L’idée de monter ce festival est venue d’un constat : pourvue d’une grande diversité des expressions culturelles (Arts vivants, musique, cinéma, théâtre…) la région angevine
n’avait pas d’évènement autour de la photographie, et ce, malgré la dynamique forte liée à la présence de nombreux clubs photos, d’un collectif, de professionnels de l’image. La popularité grandissante de l’art photographique méritait donc d’être, d’une part mieux accompagnée localement et d’autre part, accessible aux plus grand nombre d’habitants de la région.
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Vous avez choisi comme thème l’Egypte. Pourquoi ce pays ?

Influences est un festival qui met en avant un territoire par le biais de la photographie. Nous présentons des photographes qui sont soit originaires de ce territoire ou bien qui ont travaillé dessus. Nous nous attachons à montrer plusieurs aspects de la photographie, photojournalisme, photo plasticienne, photo animalière, portrait…  L’Egypte est un choix judicieux. Il faut bien commencer par quelque part et aussi parce que Denis Dailleux, photographe à l’honneur de cette édition et vivant au Caire depuis 20 ans, est originaire de la région angevine. Les photographes exposés ont été choisis après un appel à projet et selon la pertinence des sujets présentés, leur qualité photographique, et dans le soucis d’un équilibre entre les différents champs de la photographie.
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Vous avez monté une collecte KissKissBankBank, à quoi va-t-elle servir ?
Monter un festival coûte cher. Malgré des partenariats, beaucoup de bénévolat et du système D, nous arrivons difficilement à la totalité du budget espéré pour faire un festival comme nous l’entendons, qualitatif mais gratuit d’accès. La collecte via la plateforme KissKissBankBank permettrait de finaliser ce budget, et de pouvoir exposer trois photographes ainsi que leur assurer une présence au festival afin de permettre aux visiteurs d’échanger avec eux.
La campagne dure 45 jours et nous demandons seulement 3000€. Il y a évidemment de jolies contreparties, dans ce système tout le monde est gagnant. Pour atteindre notre objectif, il faut que chacun y mette du sien soit en faisant un don ou bien en relayant l’information !

Crédits photo (de haut en bas) :

Denis Dailleux, Nicolas Gallon, Mosa’ab Elshamy

Depuis juin, le port de pêche du Guilvinec propose à ses visiteurs des photos de mer exposées dans différents endroits du 1er port artisanal de France. Sobrement intitulé L’Homme et la mer, le festival fête sa 4e édition et expose le travail de neuf photographes qui se sont tous concentrés sur la figure du marin-pêcheur (à revoir l‘ITW et le POM de Théophile Trossat sur ce thème).
Un festival OFF présente des travaux de passionnés de photos. A signaler, l’expo des photographes du journal Ouest-France (Thierry Creux, Béatrice Le Grand, Vincent Mouchel et d’autres). La mer est aussi leur élément de travail.
Au Guilvinec, la pêche fait partie du paysage, tous les habitants ont un lien direct ou indirect avec ce monde dont on parle pas. Déambuler dans les rues, où les photos sont accrochées sur les murs des maisons ou dans le port, prend tout son sens.

Les photos sont exposées dans les rues @Photosmatons

Les photos sont exposées dans les rues (ici Yasmine Sweetlove)

> Les séries sur la pêche dans les Cornouailles anglaises de Vince Bevan

Le photojournaliste documente le monde de la pêche dans les Cornouailles anglaises dans deux séries : l’une en noir et blanc et l’autre en couleur. C’est d’ailleurs un portrait d’un jeune marin-pêcheur cornouaillais pris par Bevan qui a été retenu pour l’affiche du festival.

Les diptyques du projet «En pêche»

> «En pêche» d’Hervé Boumaud et Jean-Baptiste Sénégas

Superbe travail né de la rencontre entre un marin-pêcheur Hervé Boumaud et un photographe Jean-Baptiste Sénégas ! Ces diptyques en N&B sont faits d’un portrait d’un marin-pêcheur, d’une photo et d’un verbatim.

Les hommes poissons de Gildas Bitout

Partout dans la ville, les hommes poissons de Gildas Bitout

> Les hommes poissons de Gildas Bitout

Ouvrez grand les yeux ! Sur le parcours, des figures étranges mêlant corps d’hommes et visages de poissons s’incrustent au coin d’une rue, dans l’angle d’une devanture…Ces créatures hybrides mêlent photo et art plastique.

©Yasmine Sweetlove

©Yasmine Sweetlove

> Les autres photographes : la seule femme de la sélection Yasmine Sweetlove a suivi des pêcheurs dans différents ports au Sénégal, le festival rend un hommage appuyé à Jacques de Thézac et son regard sur l’univers des Abris du marin. Coupe du Monde oblige, la série du photojournaliste brésilien J.L.Bulcao montre la passion des hommes de son pays pour le foot qui se joue aussi sur la plage. Antoine Soubigou nous fait vivre le quotidien de pêcheurs cherbourgeois et Sylvain Le Lepvrier sublime la baie de Saint-Brieuc, shootée à tout moment de l’année.