Le webzine grec Coil 1/2

14/10/2013

Le 5e numéro de Coil est en ligne depuis mi-septembre. Voici l’interview des deux fondateurs de ce webzine de photos, Ilias Georgiadis et Iraklis Dimitriadis. Ces deux Grecs hyper dynamiques partagent une certaine idée de la photographie et la partagent en compilant les travaux de photographes, émergents ou installés. Pour vous donner une idée, le 5e numéro fait 222 pages. Et ils cherchent des contributeurs pour le prochain numéro. N’hésitez pas à les contacter !

_Damien Daufresne

Chers fondateurs de Coil, qui êtes-vous ?

Nous sommes Ilias Geirgiadis et Iraklis Dimitriadis, nous sommes Grecs et avons fondé et animé Coil Magazine. Nous travaillons par ailleurs sur nos propres projets photographiques et sur un projet collectif et pluridisciplinaire (audio, vidéo et photo).

Quand avez-vous débuté ce projet ?

En 2011, nous avons commencé à utiliser la plate-forme Issuu avec différentes manières de présenter des travaux en ligne, en se servant de nos propres photographies.

Le choix de la plate-forme est dû au fait que nous avons été fortement influencés par des albums photos contemporains et qu’Issu pourrait intégrer ce mode de fonctionnement du photobook.

On préférait se concentrer sur l’ensemble des oeuvres plutôt que sur des photographies individuelles et nous voulions nous éloigner des mises en page standards des magazines qui intègrent souvent des articles, des interviews, etc.

Généralement, lorsque cela se produit, l’essence même de la manière de présenter un photobook s’estompe. Au bout d’un certain temps, nous nous sommes aperçus que le tout fonctionnait de lui-même comme une publication en ligne, plutôt que d’imiter un livre imprimé.

Alors, quand nous avons commencé à rassembler de la matière pour le premier numéro, nous avons pris contact et nous avons partagé notre idée avec des photographes dont les œuvres nous étaient familières.

En avril 2012, le premier numéro du magazine COIL a été publié.

©Stéphane C.

Pourriez-vous expliquer ce nom, Coil… Est-ce une sorte de paradoxe ou peut-être un lien entre le numérique et l’argentique ?

C’est assez drôle que tu aies fait ce rapprochement. Nous n’avons jamais pensé à ça. Le nom été l’idée d’Ilias et a été choisi surtout parce qu’il sonne bien et qu’il est beau quand il est écrit. Un nom ne doit pas nécessairement signifier quelque chose ou informer sur le contenu.

Il devrait plutôt servir comme une extension de l’ensemble et donner des indications sur les valeurs esthétiques. Le mot «bobine» et la spirale sont des symboles et peuvent être interprétés différemment selon les personnes.

Le mot «bobine» peut être une expression audiovisuelle à part entière et peut fonctionner comme une introduction à ce qui va suivre.

Copyright : de haut en bas, ©Damien Daufresne, ©Michael Ackerman, ©Stephane C.

For the English version, click More

_Michael Ackerman

Let me ask you to introduce yourselves in a few words…
 
We are Ilias Georgiadis and Iraklis Dimitriadis, we are from Greece and we are the founders and editors of Coil magazine. 
We are also working on our personal photographic projects and have recently started a four person collective working with mixed media (audio, video and photography). 
When have you started this online project ? 
 
In 2011 we started experimenting with the issuu platform and with ways of presenting works online, using our own photographs. The choice of the platform was due to the fact that we were strongly influenced by contemporary photobooks and issuu could assimilate the way a photobook works.
In addition, we wanted to focus on bodies of works rather than single photographs and to stay away from the common magazine layout which frequently incorporates articles, interviews etc. When this happens, the 
essence of the photobook way of presentation usually fades away.
After a while, we realized that the whole thing works on its own as an online
publication, rather than immitating a printed book.
So when we started gathering material for the first issue, we came in touch and shared our idea with photographers whose works we were already familliar with. In April 2012 the first issue of Coil magazine was published.
 
Would you explain the name, Coil…Is it a kind of paradox or maybe a link between virtual and silver film ? 
 
It seems kind of funny that you made a connection like that. We never thought of that. The name was Ilias’ idea and was chosen mainly because it
sound nice and it looks nice when it is written down.
A name doesn’t necessarily have to mean something or inform you about the content. It could rather work as an extension of the whole and give hints about aesthetical values. The word « coil » and the spiral are symbols and can be interpreted differently by different people.
The word « coil » could be an audiovisual statement on its own and can work as an introduction to what follows.
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