Underground

23/10/2013

Alexis Pazoumian pratique autant l’argentique que le numérique, le noir et blanc comme la couleur. Ses portraits en noir en blanc pris lors d’un voyage en Arménie me faisaient un peu penser à ceux de JR. Sa série sur les wagons de métro vides m’a électrisée. Le photographe a travaillé lors de sorties nocturnes et souterraines lorsqu’il accompagnait un ami graffeur. Alexis est un homme pressé qui n’a malheureusement pas eu le temps de répondre à nos questions. Mais il a donné une longue interview au site les barOnnettes, que vous trouverez ici. Voici pour Photosmatons sa série de photos dans les sous-sols du métro qui parleront à sa place.

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Ces photos permettent « de rendre beau et visible un lieu qui ne l’est pas »

Alexis Pamouzian

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Quatre photographes exposent leur vision de l’urbain dans l’expo Palm Beach. Elle a lieu, à la galerie See Studio, à Paris, jusqu’au 20 novembre. Les quatre photographes en question – Camille Hervouet , Edouard Escougnou, Julien Lombardi et Isabelle Blanc – ont travaillé à la frontière du reportage et de la ligne artistique. Leur projet commun SEE STUDIO entend développer « un type de reportage photographique mêlant explicitement une approche documentaire et une approche artistique ».

Les photos de Camille Hervouet et Edouard Escougnou…

Les maisons prises par Camille Hervouet dans les quartiers de Toulouse pourraient l’être n’importe où. Ces maisons sont sublimées et totalement sorties de leur contexte, comme si la photographe avait posé des aplats de couleur qui gomment le ciel. En fait elle photographie à l’argentique et de nuit. Edouard Escougnou s’est intéressé à l’architecture de la périphérie et explore certains contrastes dans un reportage réalisé comme un voyage. 

Camille Hervouet_Maison#10

Camille Hervouet_Maison#3

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…et les travaux de Julien Lombardi et Isabelle Blanc

S’ajoutent les travaux nocturnes de Julien Lombardi et Isabelle Blanc. J’ai eu un coup de coeur pour les photos du premier qui a mis l’accent sur des endroits particuliers, trouvés au cœur de la ville. Il n’y a pas d’habitants (où sont-ils ?). Ces endroits presque irréels, comme s’ils étaient des décors de cinéma, deviennent hospitaliers grâce au travail fait sur la lumière. Isabelle Blanc joue clairement la carte cinématographique et s’intéresse aux décors de la nuit, la nuit qui attend un évènement, qui cache un secret.

Julien Lombardi DERIVE 11

Julien Lombardi DERIVE 14

Clairs de nuit © Isabelle Blanc 2010

Clairs de nuit © Isabelle Blanc 2010

Le 5e numéro de Coil est en ligne depuis mi-septembre. Voici l’interview des deux fondateurs de ce webzine de photos, Ilias Georgiadis et Iraklis Dimitriadis. Ces deux Grecs hyper dynamiques partagent une certaine idée de la photographie et la partagent en compilant les travaux de photographes, émergents ou installés. Pour vous donner une idée, le 5e numéro fait 222 pages. Et ils cherchent des contributeurs pour le prochain numéro. N’hésitez pas à les contacter !

_Damien Daufresne

Chers fondateurs de Coil, qui êtes-vous ?

Nous sommes Ilias Geirgiadis et Iraklis Dimitriadis, nous sommes Grecs et avons fondé et animé Coil Magazine. Nous travaillons par ailleurs sur nos propres projets photographiques et sur un projet collectif et pluridisciplinaire (audio, vidéo et photo).

Quand avez-vous débuté ce projet ?

En 2011, nous avons commencé à utiliser la plate-forme Issuu avec différentes manières de présenter des travaux en ligne, en se servant de nos propres photographies.

Le choix de la plate-forme est dû au fait que nous avons été fortement influencés par des albums photos contemporains et qu’Issu pourrait intégrer ce mode de fonctionnement du photobook.

On préférait se concentrer sur l’ensemble des oeuvres plutôt que sur des photographies individuelles et nous voulions nous éloigner des mises en page standards des magazines qui intègrent souvent des articles, des interviews, etc.

Généralement, lorsque cela se produit, l’essence même de la manière de présenter un photobook s’estompe. Au bout d’un certain temps, nous nous sommes aperçus que le tout fonctionnait de lui-même comme une publication en ligne, plutôt que d’imiter un livre imprimé.

Alors, quand nous avons commencé à rassembler de la matière pour le premier numéro, nous avons pris contact et nous avons partagé notre idée avec des photographes dont les œuvres nous étaient familières.

En avril 2012, le premier numéro du magazine COIL a été publié.

©Stéphane C.

Pourriez-vous expliquer ce nom, Coil… Est-ce une sorte de paradoxe ou peut-être un lien entre le numérique et l’argentique ?

C’est assez drôle que tu aies fait ce rapprochement. Nous n’avons jamais pensé à ça. Le nom été l’idée d’Ilias et a été choisi surtout parce qu’il sonne bien et qu’il est beau quand il est écrit. Un nom ne doit pas nécessairement signifier quelque chose ou informer sur le contenu.

Il devrait plutôt servir comme une extension de l’ensemble et donner des indications sur les valeurs esthétiques. Le mot «bobine» et la spirale sont des symboles et peuvent être interprétés différemment selon les personnes.

Le mot «bobine» peut être une expression audiovisuelle à part entière et peut fonctionner comme une introduction à ce qui va suivre.

Copyright : de haut en bas, ©Damien Daufresne, ©Michael Ackerman, ©Stephane C.

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La photo n’est pas le plus spectaculaire des médias représentés dans cette édition 2013 de Nuit Banche. Elle fait même pâle figure à côté du quatuor d’hélicoptères du compositeur allemand Stockhausen, du spectacle pyrotechnique de Cai Guo-Qiang qui embrasera les berges de Seine ou des sculptures de brumes de la Japonaise Fujiko Nakaya. Certes. Voici malgré tout ma sélection. 

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–> 14 photographes du sud de l’Afrique à la fondation Gulbenkian

« Present Tense. Photographies du Sud de l’Afrique. » Cette expo réunit 14 photographes du sud de l’Afrique. Ils abordent la question sociale, les problématiques de l’identité, de l’espace public…Une façon de mettre en avant les tensions contemporaines qui existent dans leurs pays et dans le monde actuel. Citons entre autres photographes représentés : Pieter Hugo, Jo Ractliffe, Sabelo Mlangui, Filipe Branquinho…Plus de renseignements : http://www.gulbenkian-paris.org

–> La Nuit au Musée du Comptoir Général

Le musée des arts ghettos (oui l’autre nom du bar le Comptoir Général) propose des projections, des décors en trompe-l’oeil pour les photographes en herbe…Bref, passez une tête si vous êtes dans le quartier.

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–> Les ruines du photographe Stan Douglas au Centre culturel canadien

J’affectionne particulièrement le centre culturel du Canada à Paris. Il m’a servi de refuge, il y a plusieurs mois, un soir de pluie diluvienne. J’étais avec une amie tout aussi trempée que moi…Cet épisode malheureux nous a permis de nous rendre compte de la richesse de la programmation du centre. Encore une fois, il en fait la démonstration (et comble ma fascination pour les ruines). Il met à l’honneur le photographe Stan Douglas à travers son travail sur les ruines de quelques utopies occidentales.

–> Photoquai

40 photographes non Européens sont exposés en plein air sur les quais de la Seine et dans le jardin du musée du jardin du quai Branly. Les images présentées sont en lien avec la figure humaine qu’il s’agisse de paysages, d’objet, de mode…La 4e biennale des images du monde reste a lieu jusqu’au 10 novembre.

–> Oeuvre participative au Pavillon de l’Arsenal

Dans le cadre d’un partenariat entre Télérama.fr et le Pavillon de l’Arsenal, les internautes ont été conviés à partager leurs photos. Le thème proposé : portrait nocturne de votre ville. Ces clichés constitueront un flux qui sera projeté au Pavillon de l’Arsenal et sur Télérama.fr samedi soir.

–> L’appli Moment

En téléchargeant cette appli sur votre smartphone, vous pouvez participer au concours photo de Nuit Blanche en postant vos photos des meilleurs moments de la soirée.