Paniers abandonnés

17/08/2013

Adrian Skenderovic ou le pouvoir de rendre captivants des paniers de basket ! Le photographe a fait une série de paniers abandonnés, appelée Lost Hoops. Rouillés, bricolés, au milieu des cocotiers ou des bananiers…il y a sans doute de belles histoires à raconter autour de ses paniers désertés. Mais le photographe préfère laisser notre imagination galoper. Contacté, Adrian Skenderovic répond qu’il ne s’exprime pas sur ses images et préfère  » les laisser parler d’elles-mêmes ». Une belle idée…

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Toutes les photos sont l’œuvre @Adrian Skenderovic. Ces images sont reproduites avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Retrouvez son travail sur son site : http://www.adrianskenderovic.com/

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C’était il y a déjà 3 ans. L’Afrique du Sud organisait la première Coupe du Monde de foot sur le continent africain. A l’époque, les projecteurs étaient braqués sur ce pays, étendard d’une Afrique moderne entrée fièrement dans le XXIe siècle. J’ai découvert à l’époque les nombreux reportages sur la violence, les townships, ces expats qui se calfeutraient dans des quartiers bunkers, la croissance économique exponentielle d’un pays qui voulait faire entendre sa voix. 

Prayer-Joburg

Hormis ces quelques faits d’actu, point de salut. Je ne connais rien à la patrie de Mandela. Une bonne occasion de se rattraper si vous êtes comme moi : la programmation de la saison sud-africaine en France. Le pays est l’invité de la France (l’an passé, la France était invitée en Afrique du Sud). De nombreux évènements culturels (musique, expos, cinéma) sont programmées, sur tout le territoire, jusqu’en décembre prochain.

>>>>>>>> My Joburg, Maison Rouge, jusqu’au 22 septembre

« Johannesburg n’est pas un lieu que vous pouvez appréhender en adoptant un point de vue fixe ». Le constat de l’artiste sud-africain, Jo Ractcliffe, résume bien la richesse de l’expo My Joburg, à La Maison Rouge (quartier Bastille à Paris). Après Winnipeg au Canada, la fondation Antoine de Galbert poursuit son exploration des scènes artistiques de villes mal connues, ces villes qui ne figurent pas en gras sur les cartes routières de l’art contemporain. Installations, vidéos, photos, tableaux…tous les supports sont mobilisés pour donner à voir non pas une carte postale sympathique mais plutôt une cartographie complexe, vibrante et énergique de Joburg.

Ponte City from Yeoville Ridge

La réalité n’est pas lisse. Elle est pleine d’aspérités comme les pépites d’or qui ont présidé à la création de la ville, sur des gisements aurifères, en 1886. Il y a eu depuis l’instauration de l’apartheid (1948),  les massacres de Sharpeville (1960), l’élection de Nelson Mandela (1994)…Les 57 artistes choisis dans ce parcours traitent et questionnent tout ça : le rapport au passé, l’évolution de la ville, les violences et les discriminations, la place de la femme.

Mary-Sidibande

Au sous-sol, une salle entière est consacrée aux jeunes photographes du Market Photo Workshop, l’école fondée en 1989, par le photographe David Golblatt. Cette plongée dans la scène de Joburg mérite le détour et de prendre son temps…

Légendes (de haut en bas) : 1. Simon Gush, Prayer (16 12 1926) In colloboration with Lea Lagasse, 2011  2. Subotzky &  Waterhouse, Ponte City from Yeoville Ridge, 2008 3. Vue de l’oeuvre de Mary Sibande, Wish you were here, 2010.