Rencontre avec Candace Feit #2

25/08/2012

Avant de savoir que Candace Feit était photoreporter, j’ai d’abord su qu’elle avait photographié l’Inde et notamment la région de Pondichéry. J’avais beaucoup aimé le travail sur les couleurs, l’atmosphère et l’étrange calme qui se dégagent de ses photos. Voici donc la deuxième partie de notre échange centrée sur l’expérience indienne de Candace Feit.  
Combien de temps as-tu vécu en Inde ? J’y ai vécu 2 ans et demi.
Pourquoi en être partie ? Pour des raisons professionnelles, nous avons déménagé à Johannesbourg en Afrique du Sud.
Comment décrirais-tu les Indiens (en 2 ou 3 mots) ? C’est impossible en 2 ou 3 mots !
Tu as choisi de photographier avec un Hasselblad…Pourquoi ? J’utilise un Hasselblad parce que j’ai de bonnes sensations avec et j’aime les photos qu’il prend. C’est tout un processus : je shoote, je ramène le film à la maison puis le développe. Après ça, je scanne image par image. Ca prend beaucoup de temps ! Je pense que ça m’aide à m’engager davantage, parce que chaque photo est un effort.
Qu’as-tu appris de ce pays…devrais-je dire de ce continent ? Tellement de choses et à la fois pas tant que ça…L’Inde est immense. Je dois dire que après 2 ans et demi passés là-bas, j’avais l’impression que je venais d’arriver. J’ai un peu voyagé à travers le pays mais il reste de nombreux coins où je n’ai pas mis les pieds et que je rêve de découvrir.
Comment as-tu décidé de travailler sur la proximité avec la mer, sur la relation entre les gens, le manque d’intimité, l’espace personnel de chacun ? Ces thèmes s’imposent-ils d’eux-mêmes dans un pays de 1,2 millions d’habitants ?
J’ai commencé le projet à Pondichéry en 2010, à l’occasion d’une résidence d’artiste de trois semaines. La mer m’a toujours attirée donc j’ai commencé à travailler progressivement sur les communautés de pêcheurs autour de Pondichéry. J’ai l’impression que mon travail est de meilleure qualité dans des endroits plutôt calmes – et ce n’est pas toujours simple à trouver en Inde. Grâce au processus photographique, j’ai essayé d’imposer un peu de calme dans le décor.
Les paysages en Inde sont très colorés avec des couleurs très vives. Mais sur tes photos, les couleurs sont très douces, comme adoucies. Beaucoup de sérénité et de calme ressortent de ces photos…Merci, c’est très gentil ! C’est effectivement ce que j’essaie de représenter avec mes photos. J’ai cette sensation que dans un endroit comme l’Inde, si chaotique et coloré, extraordinaire mais très intense, il y a aussi de la tranquillité, du calme et de l’espace – pour celui qui en cherche.
Un grand merci à Alexander Turnbull.
For how long did you live in IndiaI lived in India for about 2.5 years.
Why did you decide to leave?  My partner’s job – we moved to Joburg.
How would you describe Indian people? (in 2 or 3 words) It’s impossible to describe Indian or any other people in only 2-3 words!  
Why did you choose to use a Hasselblad? What does it involve? I use a Hasselblad because I love the way it feels and I like the pictures it makes. It is a long process for me – shooting the film, then bringing it back home and getting it developed. After than I scan it frame by frame – so it is all very time consuming. I feel like this helps be more deliberate in making the work – because each frame is an effort.
What have you learnt about this country hmm… should I say this continent? So many things – yet not that much. India is huge  I have to say that after 2.5 years there, I felt like I was just getting started. I managed to travel quite a bit but there are still many parts that I haven’t been to that I’d like to explore.
How did you come up with the idea of working on the closeness to the sea, the relationships between people, and their lack of intimacy and personal space? Does this theme impose itself when you’re in a country where 1.2 billion people live? I started the project in Pondicherry in 2010 when I had a 3 week artists residency there. I’ve always been attracted to the sea and so I began slowly working on a project about the fishing communities around Pondi. For me, I feel like I work better in a somewhat quiet place – and that’s not always easy to find in India. So I try to use the process of photograph to impose a kind of quiet on the scene where I am.
Indian landscapes are colorful. Bright colors are everywhere. But on your pics, I feel that these colors are really sweet, softened. There is a kind of serenity and calmness coming out of your pics…What do you think about that?  Thank you – that’s very nice!
I think that’s definitely what I try to portray with my pictures. I feel that even in a place like India, which is so chaotic and colorful, amazing and overwhelming, there is also stillness, calmness and space – if one looks for it.

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