Une nouvelle publication a rejoint les étagères de mon kiosque personnel : Zmâla l’oeil curieux. Parce que le monde, celui qui nous entoure ou celui qui nous dépasse, n’est pas toujours celui que l’on nous montre ou celui que nous voulons voir. Le titre de ce magazine est une invitation (peut-être même un manifeste) : Ayons l’oeil curieux… Présentation du passeport de ce beau bébé (qui a déjà trois ans) grâce à Carole Coen, traductrice, rédactrice et secrétaire de rédaction, qui répond aux questions de Photosmatons. 

© Paolo del Aguila Sajami et Stéphane Moiroux/Hans Lucas

Nom : Zmâla, l’oeil curieux/Zmâla, a curious eye.

Date de naissance : 2009. Le #3 est sorti en septembre dernier.

Filiation : Avant cette date, la publication était un annuaire appelé Collectifs, lancé, sous l’impulsion du collectif lyonnais Item, à Visa pour l’image, qui répertoriait les coordonnées des collectifs de photographes. Puis Zmâla est devenu un magazine épais à la mise en page soignée qui accueille dans ses pages le travail photo de collectifs français (13 pour le #3) et étrangers (13 aussi pour le #3). Si le magazine, qui s’adressait surtout aux professionnels, élargit de plus en plus son contenu au grand public, l’annuaire des collectifs participant au numéro a été conservé.

Adresse : http://www.zmala.net/

Photo de famille (l'équipe éditoriale) ©Aldo Sperber

La notion du collectif : Zmâla offre aux collectifs de l’espace et de la visibilité en publiant un de leurs travaux. Dans le #3, ce sont 26 collectifs qui sont représentés…Arrêtons-nous un instant sur cette notion de collectifs. Comment la définir ? Qui sont ces collectifs de photographes et autres collectifs ? Ils sont si nombreux et si différents que quand je pose la question à Carole, elle fait les yeux ronds. Difficile de répondre : les thématiques de travail, le nombre de membres, les types de métiers du collectif (graphiste, vidéastes et photographes ou uniquement des photographes), les façons de fonctionner diffèrent tellement d’une structure à l’autre… Toutefois, « il y a une démarche qui les unit tous qui se résume en un mot : l‘indépendance, fait remarquer Carole. Ils sont tous confrontés à une problématique de survie dans un monde où il est dur de vivre de la photo…Mais, ils se battent pour maintenir leur indépendance vis-à-vis des médias, des agences de photos, des clients. Parce qu’il y a des choses qu’ils veulent montrer qu’elles plaisent ou non, qu’elles rapportent de l’argent ou non. » 

©Laurent Villeret/Dolce vita

Famille : Les parents du bébé Zmâla sont des passionnés et des travailleurs acharnés (quasi bénévoles). Au départ, ils étaient cinq. Les rangs ont peu à peu grossis. Aucun n’est photographe professionnel mais tous ont des connexions très fortes avec le monde de la photo. Ils s’appellent Céline Pévrier, Carole Coen, Eric Karsenty, Raphaële Kipen, Nicolas Pruvost, Fabiola Salle-Ang, Fabien Vernois.

Langue : bilingue français/anglais.

Périodicité : annuel.

Tirage : 3000 exemplaires. Le magazine est vendu en librairie dans toute la France (19 €). Il peut également se commander en contactant l’équipe (contact@zmala.net).

Leitmotiv : « Montrer le monde dans sa diversité, à travers des regards singuliers et des écritures photographiques différentes ».

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