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©Guilad Kahn

Je ne connais que ses photos.. Suffisant pour solliciter une interview par mail (on est web ou on ne l’est pas).

Guilad Kahn, photoreporter free lance, est depuis le 30 avril 2009 sur une base de l’armée américaine en Afghanistan. Il suit les soldats du 3ème bataillon de la 10e division de montagne dans la province de Logar, à 80 km au sud-ouest de Kaboul. Il est embedded c’est-à-dire qu’il bénéficie de la protection (indispensable) de l’armée.

Le photographe évoque son quotidien et son métier, faisant le constat amer qu’il est de plus en plus dur d’en vivre.

– Pourquoi avoir choisi Logar, la zone la plus dangereuse d’Afghanistan ?

J’ai choisi d’aller dans la province de Logar car l’armée américaine essaie, pour la première fois de prendre du
terrain dans une région contrôlée à 100% par les Taliban. J’aime beaucoup l’action et couvrir les gros évènements où peu de photographes osent s’aventurer. J’ai commencé ma carrière en Israël et en Cisjordanie. C’est de là que me vient le goût de l’action, du terrain et des moments difficiles. J’essaie toujours de montrer le côté moins populaire de la guerre et des désastres qu’elle engendre. Le problème c’est que les éditeurs de presse ne suivent pas toujours…

Comment se passe la relation avec les soldats US ?

On rigole beaucoup, on mange mal. On est tous aussi sales les uns que les autres… Forcément, ça rapproche ! Je passe mon temps à les photographier. Ils sont très excités quand je leur montre qu’une de leurs gueules a été publiée. Ce sont des gamins après tout. Les plus jeunes ont 17 ans, la majorité d’entre eux a entre 18 et 25 ans…

J’ai signé un contrat avec l’armée qui stipule qu’aucun soldat blessé ou mort ne doit apparaître sur mes clichés. Pas d’ennemi reconnaissable non plus : ils doivent avoir les yeux couvert. L’armée ne vérifie pas les photos mais si je fais quelque chose qui leur déplait, je me retrouve dehors très vite.

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