Apprendre la photo sur le mode voyage

12/04/2009

@Richard Fasseur

@Richard Fasseur

Partir sac sur le dos et appareil photo en bandoulière avec un pohotographe professionnel. Jouer au reporter de l’image dans les conditions réelles d’un reportage avec lever aux aurores pour la lumière matinale et immersion dans les populations locales. Tout ça, à l’autre bout du monde ou à quelques kilomètres de chez soi.

Voilà le choix de vacances que font les clients de chez Aguila. Cette agence spécialisée, basée du côté de Montpellier, propose des séjours ciblés pour les passionnés de photo qui veulent apprendre ou approfondir les aspects théoriques. Après tout, même George Brassens observait que « Sans technique un don n’est rien qu’une sale manie ».

Flair. Et c’est justement là qu’est le flair des fondateurs d’Aguila.

La photographie s’est démocratisée grâce au numérique. Le grand public a accès à un matériel performant et de plus en plus en simple d’utilisation grâce au mode automatique. En revanche, les gens ne maîtrisent pas les rudiments techniques ou de composition d’une photo.  » On a découvert un truc inouï, explique Richard Fasseur, l’un des trois fondateurs. Ce que nous proposons correspond à une attente que l’on imaginait pas. » Les photographes ont répondu présents et ont adoré l’idée de transmettre leurs connaissances.  » La photographie est un métier solitaire, poursuit Richard. Peut-être mais les photographes sont des solitaires sociaux qui aiment échanger sur leur passion. Les voyageurs sont avides de conseils. Ils veulent bien faire pour rapporter de belles images et pas se contenter de mitrailler. »

Lui s’en est rendu compte en partant en reportage avec deux amies. Elles le lui avaient demandé « pour voir, pour observer » le photographe professionnel à plein temps, qu’il était alors. Car si Richard Fasseur se définit comme un photographe, son business lui prend de plus en plus de temps. Signe que ça marche : l’équipe s’est étoffée depuis deux ans et demi : ils sont désormais cinq à gérer l’entreprise. Les candidatures spontanées de photographes professionnels qui veulent accompagner des groupes arrivent tous les jours. « Quand j’examine une candidature, je regarde d’abord la qualité du regard, le bagage technique, la connaissance parfaite d’un territoire, le sens pédagogique, sens de la responsabilité c’est-à-dire savoir réagir en cas de crise. » Ce qu’il refuse de dévoiler, c’est le salaire perçu par un photographe pour un voyage. Mais pour une profession qui souffre, qui vit de plus en plus de ses productions, ce genre de peut être un bon moyen de mettre du beurre dans les épinards….

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