Quelques photos prises lors d’un récent passage à Puducherry (anciennement Pondichéry et புதுச்சேர en tamoul), une ville située dans la province du Tamil Nadu, en Inde.

A Signaler :

_ la revue du collectif de photographes Tendance floue consacrée à l’Inde, réalisée par deux journalistes et onze photographes.

_ le dossier intitulé « Inde : la démocratie miraculeuse » dans la revue Books datée février 2009.

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IPJ/Servane Philippe.

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A SIGNALER.

Metropolis, l’émission culturelle d’Arte, diffuse samedi 28 février un entretien avec le photographe Robert Frank. Il sera notamment question du livre culte, Les Américains, qui a lancé le photographe (cf post du 2 février). Début de l’émission 22h30.

Visiteur compulsif d’expos photos, Emmanuel THIERY a encore frappé.  Il a visité pour nous l’exposition David LaChapelle, un des évènements photos phare de ce début d’année. Regard septique sur une rétrospective attendue.
Ce post est visible sur Hors les murs, le blog Tendance des étudiants de l’IPJ.

LaChapelle ne fait pas dans la dentelle mais bien dans la photo provoc. La « retrospective » qui lui est consacrée à l’Hôtel de la monnaie de Paris, expose la quintessence de l’oeuvre de l’artiste.

Des dizaines d’images qui t’en mettent pleins tes mirettes tellement elles sont hyper travaillées. Mises en scène scabreuses, chromatiques psychédélique et symbologie grossière. Les photos amusent mais ne transcendent guère. Une Pietà detournée où Courtney Love joue la Madone ( là-haut ), une Mosquée en bonbon, une Cène où Jésus a pour apôtres des racailles blacks et latinos ( ici-bas ). LaChapelle dégoupille le sacré dans une esthétique porno rococo. Chez lui, fric, dope et narcissisme forment la trinité de la décadence de notre temps.

Il est amusant de constater que les créatures de ses oeuvres se retrouvent dans les galeries de l’expo. Y défilent des ribambelles de clones anorexiques, de mémères liftées et de beaux gosses m’as-tu-vu, qui se pâment devant tant de mauvais goût.

Renseignements : Ici. Prix : 10 euros l’entrée, l’hôtel de la monnaie est un lieu tout trouvé pour accueillir l’expo.

Post réalisé grâce à l’oeil avisé et la plume affûtée d’Emmanuel THIERY. Par ailleurs, les gestionnaires des droits de Robert Frank n’autorisent pas la publication de ses photos sur Internet excepté pour le site du Monde et celui de Télérama. C’est pourquoi ce post n’est pas illustré.

 

L’exposition Robert Franck, un regard étranger présentée à la galerie du Jeu de Paume ne surprend pas, elle conforte. Elle conforte la réputation de ce grand photographe de rue. Ses clichés de Paris et de la vie des Américains dans les années 1950, révèlent la poésie anodine du quotidien. Les sujets anonymes saisis à la volée, sont les héros des histoires que chaque image raconte. Un cow-boy perdu à New-York. Un accordéoniste aveugle. Une femme, sur un banc, se protège du soleil.

 

Regard rêveur. Proche des écrivains de la Beat Generation, Robert Franck promène son regard rêveur sur l’existence. Jack Kerouac a écrit de lui « Un Suisse, discret, gentil, avec cette petite caméra qu’il fait surgir et claquer d’une main, a su tirer du cœur de l’Amérique un vrai poème de tristesse et le mettre en pellicule, et maintenant il prend rang parmi les poètes tragiques de ce monde. À Robert Frank je passe le message : quels yeux ! »

 

Renseignements : Galerie du jeu de paume 1 place de la Concorde 75 008 Paris. Téléphone : 01 47 03 12 50.

Une conférence intitulée « Robert Frank, Paris et le cinéma » de Claude Arnaudb est organisée le 10 février à 19h. Entrée libre. Réservations : 01 47 03 12 41.

En 2009, le temps file aussi vite qu’en 2008 ! La photographie a ce mérite de capter l’instant, de le fixer ou de le mettre en suspens. Quoi de mieux que de se faire une exposition de photos pour se donner la sensation d’une respiration, d’un espace où les images ne (dé)filent pas et que l’on peut disséquer à l’envie. Petite sélection sur Paris et la région parisienne avec, en filigrane, un voyage dans le passé.

– « Infiniment Indes » au Musée Albert-Kahn, Boulogne Billancourt (92)

Musée Albert-Kahn

Boulogne-sur-Seine, juin 1921. Le poète Rabindranath Tagore dans la roseraie des jardins d’Albert Kahn.

Il faut passer sur le decorum orange fait pour accueillir le visiteur. Dans la première salle, les photos sont des reproductions. On y voit, entre autres, le poète Radindranath Tagore, prix Nobel de littérature en poser fièrement en costume sombre ou dans les jardins de son hôte et ami, le banquier français Albert Kahn (cf à cliché à gauche).

A quelques pas, il y a les autochromes. Une collection impressionante de clichés datant du début du XXe siècle présente à la fois l’architecture et les hommes qui peuplent ce pays si complexe. En 1960, Joseph Kessel écrit à propos de l’Inde : « Fourmillante, tumultueuse, riche de mille reflets aveuglants […] Il s’agit d’un puzzle sans fin, et chaque pièce y est l’expression d’une vérité. »

Petite anecdote glanée sur l’un des panneaux de l’exposition : le mot avatar vient du sanscrit avatara qui signifie « descentes ». Il représente chaque incarnation terrestre d’une divinité hindoue. 

Renseignements : Musée Albert-Kahn 14, rue du Port 92100 Boulogne-Billancourt. Téléphone : 01 55 19 28 00.

 » Paris et ses expositions universelles. Architectures, 1855-1937″ à la Conciergerie, Paris (75)

Photo Médiathèque de l'architecture et du patrimoine

 Entre photo et architecture. 200 photos sont exposées jusqu’au 12 mars, dans la salle des Gens d’Armes à la Conciergerie. Elles retracent un siècle d’expositions universelles : 1855, 1867, 1878, 1889 et 1900. Il y a aussi celles, non universelles, qui ont marqué tout autant : 1925, 1931 et 1937. Qu’en ressort-il ? Que le paysage urbain parisien s’est doté, au fur et à mesure, d’édifices mythiques, signatures architecturales de la capitale. Des exemples : la tour Eiffel, le Grand Palais, le petit Palais, le pont Alexandre III, le palais de Chaillot…)

  Renseignements : Conciergerie 2, boulevard du Palais 75 001 Paris. Téléphone : 01 53 40 60 80.

 –  » American dream. Cartes postales photographiques, 1900-1930″ à la Maison Européenne de la photographie, Paris (75)

L’Amérique est partout. Dans l’actualité, bien sûr. Elle s’affiche beaucoup sur les murs des musées parisiens : après « Seventies, le choc de la photographie américaine » à la bibliothèque nationale, avec toujours l’exposition Robert Frank à la Galerie du jeu de Paume, la MEP propose  » American dream Cartes postales photographiques, 1900-1930″. Une époque où les Etats-Unis accueillent beaucoup d’immigrés venus d’Europe et de Russie.

La carte postale est alors très en vogue. Kodak en profite pour lancer un appareil photo, le A3, qui produit des négatifs en formant carte postale. Les heureux propriétaires peuvent ensuite les expédier. Les photographes mis à l’honneur sont donc d’illustres inconnus d’où le caractère maladroit et poétique des 220 cartes postales.  

 Renseignements : La Maison Européenne de la Photographie 82, rue François Miron 75 004 Paris. Téléphone : 01 44 78 75 00.